Frise chronologique
début XIIIe siècle
Ajouts architecturaux
Ajouts architecturaux
début XIIIe siècle (≈ 1304)
Transept, bas-côtés et voûtement du chœur.
limite XIIe-XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
limite XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Nef et chœur construits, transept ajouté plus tard.
fin XVIe - début XVIIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
fin XVIe - début XVIIe siècle (≈ 1725)
Bras sud et bas-côté nord détruits.
août 1918
Dommages de guerre
Dommages de guerre
août 1918 (≈ 1918)
Couverture endommagée par l'armée allemande.
28 septembre 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 septembre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle de l'édifice.
1921-1923
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1921-1923 (≈ 1922)
Dirigée par Lucien Sallez, architecte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 28 septembre 1921
Personnages clés
| Lucien Sallez - Architecte des Monuments historiques |
Dirigea la restauration de 1921-1923. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Geneviève de Blanzy-lès-Fismes, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice religieux construit à la limite des XIIe et XIIIe siècles. Elle présente un plan en croix latine, typique de l'architecture ecclésiastique médiévale, avec une nef plafonnée et des parties voûtées d'ogives. Le clocher, en bâtière, surmonte la croisée du transept, tandis que des traces de polychromie ancienne subsistent sur certains murs. Bien que partiellement amputée (bras sud du transept et bas-côté nord manquants), l'église conserve des éléments remarquables comme les pentures anciennes de la porte occidentale et une vierge en pierre du XVIe siècle ornant le tympan.
Classée Monument Historique par arrêté du 28 septembre 1921, l'église a subi des restaurations au début du XXe siècle, notamment entre 1921 et 1923, dirigées par l'architecte Lucien Sallez, après des dommages causés en août 1918 lors du repli de l'armée allemande. Son histoire est marquée par des modifications architecturales, comme la destruction probable d'une chapelle latérale ou d'une niche d'autel à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, remplacée par une sacristie. Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait du diocèse de Soissons, et le curé était nommé par l'archevêque de Reims, reflétant les liens ecclésiastiques complexes de la région.
L'édifice illustre la transition entre les styles roman et gothique, avec une nef et un chœur datant de la fin du XIIe siècle, tandis que le transept, les bas-côtés et le voûtement du chœur furent ajoutés au début du XIIIe siècle. Le portail occidental, à voussures sous haut gâble, est caractéristique de cette période charnière. La couverture, endommagée pendant la Première Guerre mondiale, fut restaurée à l'identique, préservant ainsi son authenticité. L'église reste un témoignage architectural et historique majeur de la Picardie médiévale, lié à l'abbaye Saint-Yved de Braine et aux structures ecclésiastiques locales.