Frise chronologique
Années 1130
Construction initiale
Construction initiale
Années 1130 (≈ 1130)
Début de la construction par un atelier normand.
Années 1240
Reconstruction du croisillon nord
Reconstruction du croisillon nord
Années 1240 (≈ 1240)
Ajout d'éléments gothiques précoces.
Second quart du XVIe siècle
Campagne de reconstruction flamboyante
Campagne de reconstruction flamboyante
Second quart du XVIe siècle (≈ 1650)
Nouveau chœur, croisillon sud et bas-côté sud.
15 janvier 1920
Classement monument historique
Classement monument historique
15 janvier 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l'édifice.
Après 1945
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
Après 1945 (≈ 1945)
Réparation des dégâts de guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 15 janvier 1920
Personnages clés
| Josselin de Vierzy - Évêque de Soissons (1126-1152) |
Donateur du chapitre de Soissons, collateur de la cure. |
| Charles de Lorraine - Cardinal (1524-1574) |
A rapporté un tableau du Christ selon la Sainte Face. |
| Renée de Lorraine-Guise - Abbesse de Saint-Pierre-les-Dames (1522-1602) |
Destinataire du tableau rapporté par son frère. |
| Henri Lerambert - Peintre (actif en 1591) |
Auteur des retables du croisillon sud. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Geneviève de Marolles, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice religieux dont la construction débute dans les années 1130. Elle est bâtie par un atelier venu de Normandie, ce qui explique certaines influences architecturales comme l'arc en tiers-point et le voûtement d'ogives, visible notamment dans la croisée du transept. Ce mélange de styles roman tardif et gothique naissant en fait un monument unique dans la région.
L'église subit plusieurs campagnes de reconstruction et de remaniement, notamment au XIIIe siècle avec la reconstruction du croisillon nord, puis au XVIe siècle avec l'ajout d'un nouveau chœur, d'un croisillon sud et d'un bas-côté sud. Ces modifications, principalement dans le style gothique flamboyant, transforment l'aspect intérieur et extérieur de l'édifice, tout en conservant des éléments romans originaux comme le clocher, considéré comme l'un des plus beaux du département.
Classée monument historique en 1920, l'église Sainte-Geneviève est aujourd'hui affiliée à la paroisse Saint-Félix de Valois. Malgré les dégâts subis pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment la destruction de la sacristie et le bouchage des fenêtres, elle a été restaurée et reste un lieu de culte occasionnel, accueillant des messes dominicales anticipées quelques fois par an.
L'édifice se distingue par son clocher roman à trois étages de baies, surmonté d'une flèche de pierre octogonale, et par sa croisée du transept, qui abrite l'une des plus anciennes voûtes d'ogives du département. L'influence normande est visible dans les chapiteaux et les profils des ogives, tandis que les parties orientales, reconstruites à la période flamboyante, offrent un aspect harmonieux malgré leur diversité stylistique.
À l'extérieur, l'église présente une façade sobre, marquée par un portail roman orné d'archivoltes sculptées, et des élévations latérales gothiques. Le bas-côté sud, bien que rustique, est éclairé par des fenêtres en plein cintre au remplage Renaissance. L'ensemble, dominé par le clocher, illustre l'évolution architecturale sur plusieurs siècles, tout en conservant une unité visuelle remarquable.
Le mobilier de l'église comprend des éléments classés ou inscrits, comme des retables baroques du XVIe siècle, des fonts baptismaux du XVe siècle, et des panneaux peints représentant des scènes bibliques. Ces œuvres, ainsi que la structure même de l'édifice, témoignent de l'importance historique et artistique de l'église Sainte-Geneviève dans le patrimoine religieux de l'Oise.