Frise chronologique
1646-1654
Construction de la première chapelle
Construction de la première chapelle
1646-1654 (≈ 1650)
Legs testamentaire d’Honoré Rossignoli pour une chapelle.
1711
Legs de Marc-Aurèle Rossignoli
Legs de Marc-Aurèle Rossignoli
1711 (≈ 1711)
Don aux carmes déchaux pour construire l’église.
1728
Début de la construction
Début de la construction
1728 (≈ 1728)
Autorisation épiscopale après accord du Saint-Siège.
Seconde moitié du XVIIIe siècle
Ajout du campanile
Ajout du campanile
Seconde moitié du XVIIIe siècle (≈ 1875)
Style architectural distinctif ajouté plus tard.
25 juin 1951
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
25 juin 1951 (≈ 1951)
Protection officielle de l’édifice par l’État.
1978
Installation de l’orgue
Installation de l’orgue
1978 (≈ 1978)
Orgue baroque allemand de 1 098 tuyaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Hélène : inscription par arrêté du 25 juin 1951
Personnages clés
| Honoré Rossignoli - Chanoine prévôt de la cathédrale |
Initiateur de la première chapelle en 1646. |
| Jean Rossignoli - Avocat et frère du chanoine |
Propriétaire du terrain à Carras. |
| Don Jean-Baptiste Fighiera - Recteur de la chapelle (1693) |
Premier responsable religieux attesté. |
| Marc-Aurèle Rossignoli - Sénateur niçois et légataire |
Finance la construction de l’église en 1711. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Hélène trouve ses origines dans un legs testamentaire du chanoine Honoré Rossignoli, prévôt de la cathédrale de Nice. En 1646, il évoque pour la première fois une chapelle dédiée à sainte Hélène dans sa propriété familiale à Carras, puis confirme en 1654 un don annuel pour y célébrer des messes. Cette première chapelle, construite entre 1646 et 1654, est attestée en 1693 sous la direction du recteur Don Jean-Baptiste Fighiera, originaire d’Eze. Le site reste une modeste chapelle rurale jusqu’au début du XVIIIe siècle.
La transformation en église paroissiale intervient grâce à un legs majeur de Marc-Aurèle Rossignoli, fils de Jean Rossignoli et sénateur niçois. En 1711, il lègue ses biens de Carras, incluant la chapelle, aux pères carmes déchaux, avec des fonds dédiés à la construction d’une église et d’un couvent. Après des années de blocage administratif (notamment la vacance du siège épiscopal entre 1706 et 1727), l’évêque de Nice autorise enfin en 1728, avec l’accord du Saint-Siège, l’utilisation de ces fonds pour ériger l’église Sainte-Hélène. Son campanile, de style caractéristique, semble ajouté dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
L’édifice subit des remaniements au XIXe siècle avant d’être inscrit aux monuments historiques le 25 juin 1951. Son orgue, installé en 1978 par la Manufacture provençale d’orgues, est un instrument baroque allemand de 1 098 tuyaux, restauré en 2010 par Yves Cabourdin. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage de l’architecture religieuse rurale niçoise et de son évolution depuis l’Ancien Régime.