Frise chronologique
1913
Décision de construction
Décision de construction
1913 (≈ 1913)
Lancement du projet par Louis Castel.
1914
Première pierre posée
Première pierre posée
1914 (≈ 1914)
Début des fondations et crypte.
1926
Reprise des travaux
Reprise des travaux
1926 (≈ 1926)
Jacques Droz reprend le chantier.
1933
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église
1933 (≈ 1933)
Fin des travaux principaux.
1934-1935
Réalisations des fresques
Réalisations des fresques
1934-1935 (≈ 1935)
Peintures murales par Klementieff.
12 juin 1992
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juin 1992 (≈ 1992)
Protection officielle de l'édifice.
2009
Restauration
Restauration
2009 (≈ 2009)
Travaux de conservation entrepris.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. LO 123) : classement par arrêté du 12 juin 1992
Personnages clés
| Louis Castel - Architecte niçois |
A lancé les fondations en 1913. |
| Jacques Droz - Architecte parisien |
A repris et achevé l'église. |
| Eugène Klementieff - Peintre |
Auteur des fresques intérieures. |
| Louis Pelnard-Considère - Ingénieur |
Étude des coupoles en béton. |
| Albert Caquot - Ingénieur |
Collaboration sur la structure. |
| Carlo Sarrabezolles - Sculpteur |
Contribution artistique non détaillée. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Jeanne-d'Arc, située dans le quartier de Fuon-Cauda à Nice, est un édifice catholique marqué par une architecture originale mêlant futurisme et Art déco. Sa construction, initiée en 1913, fut d’abord confiée à l’architecte niçois Louis Castel, qui réalisa les fondations et une crypte avant que les travaux ne soient interrompus par la Première Guerre mondiale et sa mort. Relancé en 1926 sous la direction de l’architecte parisien Jacques Droz, le chantier s’acheva en 1933, intégrant des innovations techniques comme le voile de béton armé pour ses trois grandes coupoles ovoïdes et ses huit coupoles secondaires.
La structure audacieuse de l’église, avec son clocher de 64 mètres évoquant un cierge pascal, fut conçue pour impressionner par son volume intérieur et ses lignes contrastées. À l’origine, les coupoles devaient être recouvertes de plaques de cuivre, mais des contraintes budgétaires empêchèrent cette réalisation. Les fresques intérieures, peintes entre 1934 et 1935 par Eugène Klementieff, s’inspirent du cubisme russe, des icônes orthodoxes et du Quattrocento, ajoutant une dimension artistique unique à l’édifice. Classée monument historique en 1992, l’église a également reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » et a fait l’objet de restaurations en 2009.
Le sous-sol de l’église abritait autrefois le cinéma Jeanne-d'Arc, accessible par le 7 rue Charles-Péguy, témoignant de la multifonctionnalité des espaces religieux à cette époque. L’utilisation pionnière du béton armé, étudiée par les ingénieurs Louis Pelnard-Considère et Albert Caquot, et exécutée par l’entreprise Thorrand, illustre l’innovation technique de l’entre-deux-guerres. Aujourd’hui, l’église est surnommée « la meringue » en raison de sa couleur blanche et reste un symbole architectural de Nice, alliant modernité et spiritualité.