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Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc de Parilly à Vénissieux dans le Rhône

Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc de Parilly

    4 Place Jeanne d'Arc
    69200 Vénissieux
Propriété d'une association diocésaine
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Eglise Sainte-Jeanne-dArc de Parilly
Crédit photo : Camster - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1929
Achat du terrain
juillet 1931 - 1933
Construction de l'église
1932
Pose de la première cloche
1946
Installation des vitraux
1952
Ajout de deux cloches
1er juin 2006
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures, y compris les vitraux (cad. B 164) : inscription par arrêté du 1er juin 2006

Personnages clés

Joanny Verger - Architecte Concepteur de l’église entre 1931 et 1933.
Marius Berliet - Industriel et mécène Fournit matériaux et financement pour la construction.
Chanoine Chavret - Initiateur du projet Porta la création de la nouvelle paroisse.
Théodore-Gérard Hanssen - Maître verrier Auteur des vitraux du chœur en 1946.
Abbé Billot - Premier curé (1933-1957) Dirigea la paroisse avant de partir.

Origine et histoire

L’église Sainte-Jeanne-d'Arc de Vénissieux, située dans le quartier de Parilly, a été construite entre 1931 et 1933 par l’architecte Joanny Verger. Elle répondait à la demande d’une population ouvrière, majoritairement issue de l’immigration italienne et espagnole, travaillant à l’usine Berliet voisine. Ce projet, porté par le chanoine Chavret et soutenu financièrement par Marius Berliet, symbolise la ferveur religieuse et la solidarité ouvrière de l’entre-deux-guerres. Les matériaux, comme le mâchefer des forges et le bois des ateliers Berliet, furent fournis par l’usine, et de nombreux ouvriers participèrent bénévolement à la construction.

La façade sobre, marquée par l’influence art déco, cache un intérieur dépouillé en forme de vaisseau rectangulaire, couvert d’un plafond lambrissé. Jusqu’en 1968, l’église abritait plusieurs statues et un chemin de croix du XIXe siècle, aujourd’hui disparus, à l’exception d’une statue de la Vierge. Les vitraux du chœur, réalisés en 1946 par Théodore-Gérard Hanssen en collaboration avec l’atelier lyonnais H. Paquier-Sarrasin, sont uniques en France. Ils représentent la Sainte Famille intégrée au monde ouvrier, avec saint Joseph travaillant dans un atelier Berliet et la Vierge repassant, illustrant les joies et souffrances partagées entre les travailleurs et le Christ.

Les trois cloches de l’église, installées entre 1932 et 1952, portent des devises pacifiques, comme « Jeanne d’Arc chante la Paix » ou « La Paix dans la justice ». Elles commémorent notamment le 20e anniversaire de la première messe. En 2006, les façades, toitures et vitraux ont été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, reconnaissant leur valeur patrimoniale. L’ensemble paroissial, incluant presbytère, salle paroissiale et jardins, témoigne de l’histoire sociale et religieuse de Vénissieux au XXe siècle.

L’église est étroitement liée à l’identité ouvrière du quartier de Parilly, où l’usine Berliet jouait un rôle central. Les vitraux, financés par le diocèse, le prêtre et les paroissiens, mêlent symboles religieux et industriels, comme la basilique de Fourvière et l’usine Berliet, placées au même plan. Ces œuvres, aux couleurs dominantes bleu, rouge et jaune, célèbrent le travail et la dignité des ouvriers, avec un « Bleu de Chartres » dont Hanssen aurait gardé le secret. L’abbé Billot, premier curé de la paroisse de 1933 à 1957, incarna cette communauté avant de partir pour Vienne.

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