Crédit photo : Guy Cogoni alias Doncogo - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association diocésaine
76600 Le Havre, Place de Bayonvillers
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
années 1950-1960
Croissance démographique
Croissance démographique années 1950-1960 (≈ 1955)
Sanvic dépasse 10 000 habitants, motivant la construction.
1963-1965
Construction de l'église
Construction de l'église 1963-1965 (≈ 1964)
Édification par René Dechenaud sur une butte.
28 juillet 2005
Protection partielle
Protection partielle 28 juillet 2005 (≈ 2005)
Inscription aux monuments historiques (hors beffroi et parking).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église et ses dépendances, à l'exclusion du beffroi ouest, du parking en sous-sol et de sa rampe d'accès (cad. CF 222) : inscription par arrêté du 28 juillet 2005
Personnages clés
René Dechenaud - Architecte
Concepteur de l’église entre 1963 et 1965.
Le Corbusier - Influence architecturale
Inspiration pour les lignes épurées et la voûte.
Origine et histoire de l'Église Sainte-Jeanne-d'Arc
L'église Sainte-Jeanne-d'Arc du Havre est un édifice religieux construit entre 1963 et 1965 dans le quartier de Sanvic, sur une butte gazonnée. Conçue par l’architecte René Dechenaud, elle se distingue par son volume cubique à toiture incurvée, ses annexes souterraines (dont un parking) et un intérieur épuré, marqué par des baies vitrées colorées et une voûte aux fermes courbes. Bien qu’un clocher ait été prévu, seul un beffroi fut finalement ajouté. L’espace, organisé autour d’un narthex traité en hall d’accueil, intègre des salles de réunion, un baptistère et une librairie, reflétant une double ambition religieuse et communautaire.
La construction de l’église répond à l’essor démographique du Havre dans les années 1950-1960, où le quartier de Sanvic dépasse les 10 000 habitants. Ce projet s’inscrit dans un contexte d’urbanisation rapide, avec la création d’immeubles collectifs le long de l’avenue de la Cavée Verte. L’influence de Le Corbusier, visible dans les lignes épurées et la fonctionnalité des espaces, souligne une modernité architecturale adaptée aux besoins sociaux de l’époque. L’édifice, propriété de l’association diocésaine, est partiellement protégé depuis 2005, excluant le beffroi ouest et le parking souterrain.
Située place de Bayonvillers, l’église se caractérise par son intégration paysagère sur une butte, offrant une visibilité dans le quartier. Son mobilier sobre et ses volumes généreux en font un lieu à la fois spirituel et ouvert à la communauté. Les vitraux et la structure courbe de la toiture créent une atmosphère lumineuse, tandis que les dépendances (salles de réunion, librairie) renforcent son rôle de pivot social dans un quartier en pleine transformation urbaine.