Frise chronologique
vers 1300
Construction initiale
Construction initiale
vers 1300 (≈ 1300)
Croix tricéphale sculptée sous le porche.
1693
Agrandissement
Agrandissement
1693 (≈ 1693)
Adjonction de la sacristie et chapelles.
1861
Nouveau clocher
Nouveau clocher
1861 (≈ 1861)
Édifié au-dessus du porche.
24 janvier 1947
Classement MH
Classement MH
24 janvier 1947 (≈ 1947)
Inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 24 janvier 1947
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Madeleine de Baigneux-les-Juifs, située dans le département de la Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines au XIIIe siècle, comme en témoigne une croix tricéphale sculptée vers 1300, aujourd’hui placée sous le porche. Ce premier édifice, à nef unique et chevet plat, conservait une voûte en croisée d’ogives supportant un clocher primitif au-dessus de la croisée du chœur. Les transformations majeures interviennent aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec l’adjonction de deux chapelles latérales, d’une sacristie (datée de 1693), et le remplacement du clocher d’origine par un nouveau clocher érigé au-dessus du porche en 1861. Ces aménagements reflètent l’évolution des besoins liturgiques et esthétiques de la communauté locale.
L’intérieur de l’église abrite un mobilier et un décor remarquables, illustrant plusieurs siècles d’art sacré. Parmi les éléments les plus anciens figurent un Christ en croix du XIVe siècle et des peintures murales du XVe siècle ornant la voûte du chœur, représentant le Christ en majesté entouré des quatre évangélistes et de leurs symboles. Les XVIIe et XVIIIe siècles ont enrichi l’édifice de statues (sainte Madeleine, saint Sébastien, Vierge à l’Enfant) et de deux peintures murales, dont une dédiée à sainte Marie l’Égyptienne. Ces œuvres témoignent de la vitalité artistique et dévotionnelle de la paroisse à l’époque moderne.
Classée à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1947, l’église Sainte-Madeleine illustre l’architecture religieuse rurale de Bourgogne, mêlant héritage médiéval et ajouts baroques. Son plan simple (nef unique, chœur à fond plat) et son clocher porche en font un exemple caractéristique des églises paroissiales de la région, tandis que son mobilier, préservé malgré les remaniements, offre un panorama de la statuaire et de la peinture religieuse du XIVe au XVIIIe siècle. La protection officielle souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son histoire que pour son rôle dans le paysage culturel du Châtillonnais.