Frise chronologique
vers 1120
Fondation présumée
Fondation présumée
vers 1120 (≈ 1120)
Création liée à l’abbaye de Baigne.
XIVe-XVe siècles
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Après guerres de Cent Ans.
4 mars 1994
Classement MH
Classement MH
4 mars 1994 (≈ 1994)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 155) : classement par arrêté du 4 mars 1994
Personnages clés
| Arnaud (fils d’Amalvin) - Donateur présumé |
Donations vers 1120 à l’archevêque. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Madeleine de Bors, située dans le département de la Charente, est un monument religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Sa façade romane, caractéristique de cette période, témoigne de sa fondation vers 1120, probablement liée à l’abbaye de Baigne. L’édifice aurait été créé grâce à des donations faites à l’archevêque de Bordeaux par Arnaud, fils d’Amalvin, selon les sources historiques.
L’église a subi des remaniements majeurs aux XIVe et XVe siècles, notamment après les dégâts causés par la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. Ces transformations ont modifié son architecture initiale, avec un plan allongé en un seul vaisseau de quatre travées. Le clocher-mur, surmontant la façade divisée par une corniche à modillons, et le chevet ajouré d’un triplet, sont des éléments marquants de cette reconstruction.
Classée monument historique en 1994, l’église Sainte-Madeleine est aujourd’hui désaffectée, à l’exception de quelques inhumations. Son histoire reflète les bouleversements politiques et religieux de la région, depuis sa fondation médiévale jusqu’à ses reconstructions tardives. La cure, autrefois unie à l’abbaye de Baigne, illustre aussi les liens étroits entre les institutions religieuses locales au Moyen Âge.
Les traces d’une ancienne galerie disparue, visibles à travers les vestiges d’une arcature, ainsi que les contreforts encadrant le portail central et les arcatures latérales, rappellent les évolutions architecturales de l’édifice. Malgré son état actuel, l’église reste un témoignage important du patrimoine roman et gothique de la Charente.