Frise chronologique
1294
Première mention écrite
Première mention écrite
1294 (≈ 1294)
Première trace historique de l’église paroissiale.
XVe-XVIe siècles
Construction de l’édifice actuel
Construction de l’édifice actuel
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Période de construction gothique méridionale.
Avant le XIXe siècle
Effondrement des voûtes
Effondrement des voûtes
Avant le XIXe siècle (≈ 1865)
Remplacées par un plafond lambrissé.
XIXe siècle
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d’un étage supplémentaire.
1986
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1986 (≈ 1986)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Début XXIe siècle
Restaurations récentes
Restaurations récentes
Début XXIe siècle (≈ 2104)
Campagnes de préservation du monument.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AM 1) : classement par arrêté du 20 juin 1986
Personnages clés
| Mathieu Reguaneau - Maître d’œuvre présumé |
Artisan lié au décor du portail. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Madeleine de Castéra-Lectourois est un édifice religieux catholique situé dans le département du Gers, en région Occitanie. Construite à la limite des XVe et XVIe siècles, elle incarne le style gothique méridional tardif, avec une nef unique, un chœur pentagonal et des chapelles latérales. Son implantation à l’extrémité occidentale du village, en bordure d’un éperon rocheux, témoigne de son rôle défensif passé, le mur nord faisant autrefois partie des remparts du castelnau.
L’église se distingue par son portail gothique flamboyant, orné de voussures en accolade, de crochets et de fleurons, ainsi que par ses voûtes d’ogives à clés pendantes. Les nervures des arcs, reposant sur des chapiteaux sculptés de feuillages, pampres et grappes de raisin, soulignent l’homogénéité de son architecture, préservée malgré les siècles. Le clocher, initialement modeste, fut surélevé d’un étage au XIXe siècle, tandis que les voûtes, effondrées avant le XIXe siècle, furent remplacées par un plafond lambrissé, puis reconstruites à la charnière des XIXe et XXe siècles.
Classée Monument Historique en 1986, l’église abrite un mobilier remarquable, dont un bénitier de marbre, des fonts baptismaux richement décorés, et trois statues en bois doré représentant sainte Marie-Madeleine, l’Assomption et saint Roch. Son décor, notamment celui du portail, évoque celui de la cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais de Lectoure, suggérant une contemporanéité et une influence commune, attribuée à l’art du maître d’œuvre Mathieu Reguaneau. Les restaurations récentes, au début du XXIe siècle, visent à préserver cet édifice fragile, menacé par son implantation en surplomb de la vallée du Gers.
La première mention de l’église paroissiale remonte à 1294, mais l’édifice actuel, caractérisé par ses chapelles insérées entre les contreforts et son absence de contreforts extérieurs apparents, date majoritairement des XVe et XVIe siècles. Son histoire reflète les adaptations successives, depuis sa fonction défensive médiévale jusqu’à son rôle actuel de patrimoine culturel et religieux, ouvert à la visite dans le cadre communal.