Frise chronologique
Entre 1117 et 1130
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
Entre 1117 et 1130 (≈ 1130)
Donation de Nivard de Poissy à l’abbaye de Josaphat.
1er quart du XIIe siècle
Construction du portail roman
Construction du portail roman
1er quart du XIIe siècle (≈ 1225)
Portail ébrasé à colonnes typique.
Première moitié du XVIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Fausse-voûte lambrissée en plein-cintre.
Vers 1642
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
Vers 1642 (≈ 1642)
Œuvre de Claude de Bullion, style gothique tardif.
1690
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale
1690 (≈ 1690)
Transformation après la sécularisation.
2021
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
2021 (≈ 2021)
Protection totale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Nivard de Poissy - Seigneur de Davron |
Fonda le prieuré entre 1117 et 1130. |
| Claude de Bullion - Surintendant des finances de Louis XIII |
Reconstruisit le chœur vers 1642. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Madeleine de Davron trouve son origine dans la chapelle du château, donnée entre 1117 et 1130 par Nivard de Poissy à l’abbaye bénédictine Notre-Dame de Josaphat (près de Chartres) pour y établir un prieuré. Le portail occidental, typique du style roman ébrasé à colonnes et voussures, date du premier quart du XIIe siècle. Ce portail, avec ses caractéristiques architecturales, s’inscrit dans la tradition des édifices religieux ruraux de l’époque.
La nef unique, couverte d’une fausse-voûte lambrissée en plein-cintre, remonte à la première moitié du XVIe siècle, comme l’attestent ses maçonneries et les éléments visibles de sa charpente. Le chœur, voûté d’ogives et terminé par une abside circulaire, fut reconstruit vers 1642 par Claude de Bullion, surintendant des finances de Louis XIII. Ce dernier, acquéreur de la seigneurie de Wideville en 1630, y apposa ses armoiries, marquant ainsi son influence sur l’édifice. Ce chœur, rare exemple de construction religieuse rurale en Île-de-France à l’âge classique, témoigne de la persistance des formes gothiques jusqu’au XVIIe siècle.
La tour-clocher, élevée sur trois niveaux et coiffée d’un pavillon, fut probablement édifiée sous l’impulsion de Claude de Bullion. Elle domine la façade sud, renforçant la visibilité de l’église. Les chapelles latérales, formant un faux-transept, furent ajoutées plus tardivement : la chapelle sud date de la seconde moitié du XVIIe ou du XVIIIe siècle, tandis que la chapelle nord, d’époque indéterminée, subit plusieurs remaniements. Leurs voûtes d’ogives furent probablement ajoutées au XIXe siècle. L’ensemble devint église paroissiale en 1690, après la destruction des bâtiments conventuels vers 1830.
Le prieuré bénédictin, fondé en 1117, dépendait initialement de l’abbaye de Josaphat. La transformation de la chapelle castrale en église paroissiale reflète les mutations religieuses et sociales de la région, notamment la sécularisation des biens ecclésiastiques et l’adaptation des édifices aux besoins locaux. L’inscription de l’église en totalité comme Monument Historique en 2021 souligne son importance patrimoniale, mêlant héritage roman, gothique tardif et classique rural.