Frise chronologique
1328
Première mention de l'église
Première mention de l'église
1328 (≈ 1328)
Chapelle du prieuré citée dans les archives.
XIIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIIIe siècle (≈ 1350)
Par les Prémontrés de la Case-Dieu.
1568
Rattachement à Ispoure
Rattachement à Ispoure
1568 (≈ 1568)
Devenue annexe de Saint-Laurent d'Ispoure.
1828
Réunion à Saint-Jean-le-Vieux
Réunion à Saint-Jean-le-Vieux
1828 (≈ 1828)
Intégration paroissiale post-révolutionnaire.
XIXe siècle
Transformation du clocher
Transformation du clocher
XIXe siècle (≈ 1865)
Clocher-mur devenu clocher-tour avec porche.
19 mars 2008
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
19 mars 2008 (≈ 2008)
Protection intégrale de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. B 261) : inscription par arrêté du 19 mars 2008
Personnages clés
| Chanoines réguliers de Prémontré - Fondateurs du prieuré |
Venus de l'abbaye de la Case-Dieu. |
| Famille d'Irunberri - Seigneurs locaux |
Propriétaires comme chapelle privée. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Madeleine de La Magdeleine, édifiée dès le XIVe siècle, présente un plan simple à vaisseau unique, avec un chevet plat et un clocher-mur originel partiellement transformé. Son architecture modeste inclut une porte des cagots, un porche protégeant le portail ouest, et une toiture couverte de tuiles creuses, à l'exception du clocher en ardoise. Une sacristie basse est adossée au chevet, tandis qu'à l'intérieur, des tribunes entourent la nef, interrompues au niveau du chœur. L'édifice reflète une construction sobre, marquée par des aménagements ultérieurs comme la chambre des cloches et le murage d'une baie campanaire.
Fondée comme chapelle d'un prieuré prémontré relevant de Lahonce, l'église est mentionnée pour la première fois en 1328. Ce prieuré, lié au chemin de pèlerinage, abritait aussi un hôpital et fut fondé par les chanoines réguliers de la Case-Dieu, qui établirent également les abbayes de Lahonce et d'Urday au XIIIe siècle. Devenue chapelle privée des seigneurs d'Irunberri (dont les dalles funéraires subsistent), elle fut rattachée en 1568 à la paroisse Saint-Laurent d'Ispoure, puis réunie à Saint-Jean-le-Vieux en 1828. Le clocher-mur d'origine fut transformé en clocher-tour au XIXe siècle, et des restaurations contemporaines ont préservé son caractère historique.
L'édifice conserve des traces de son passé médiéval, comme la porte des cagots dans le mur gouttereau nord, symbole des discriminations sociales de l'époque. Son rôle initial, associé à un hôpital et à un prieuré, illustre l'importance des établissements religieux sur les routes de pèlerinage. Classée Monument Historique en 2008, l'église témoigne aujourd'hui de l'héritage architectural et spirituel des Prémontrés en Pays basque, entre simplicité romane et adaptations postérieures.
La famille d'Irunberri, seigneurs locaux, y laissa des dalles funéraires, marquant son appropriation comme chapelle seigneuriale avant son intégration au réseau paroissial. La réunion de la paroisse de La Magdeleine à Saint-Jean-le-Vieux en 1828 reflète les réorganisations ecclésiastiques post-révolutionnaires. Les restaurations récentes visent à préserver cet édifice, témoin des échanges culturels et religieux entre la Gascogne et le Pays basque.