Frise chronologique
938
Première mention écrite
Première mention écrite
938 (≈ 938)
Document attestant l'existence de l'église.
1080-1120
Reconstruction romane
Reconstruction romane
1080-1120 (≈ 1100)
Nef, clocher et abside édifiés.
21 mai 1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national
21 mai 1799 (≈ 1799)
Achat par Étienne Tête pour 900 francs.
1824-1825
Rachat communal
Rachat communal
1824-1825 (≈ 1825)
Retour à la municipalité après rachat.
1847
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1847 (≈ 1847)
Porche et clocher refaits.
1877
Rehaussement du clocher
Rehaussement du clocher
1877 (≈ 1877)
Modification de sa hauteur.
1931
Réfection de la toiture
Réfection de la toiture
1931 (≈ 1931)
Nef couverte de laves.
2018
Classement total
Classement total
2018 (≈ 2018)
Inscription monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La sculpture romane encastrée dans la façade : inscription par arrêté du 28 février 1927 (abrogé) ; L'abside : inscription par arrêté du 5 septembre 1946 (abrogé) ; L’église Sainte-Madeleine en totalité, y compris son porche occidental et sa sacristie, située section B du cadastre sur les parcelles n°621 et 886 : inscription par arrêté du 21 juin 2018.
Personnages clés
| Étienne Tête - Acquéreur révolutionnaire |
Acheta l'église comme bien national. |
| Burdin Aîné - Fondeur lyonnais |
Créa la cloche en 1872. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Madeleine de Péronne, mentionnée dès 938 dans un document, conserve de cette époque primitive uniquement sa façade occidentale. L’édifice actuel fut probablement reconstruit entre 1080 et 1120, avec une nef, un clocher et une abside de style roman. Cette première campagne de travaux marque la structure de base, encore visible aujourd’hui dans son plan simple : une nef unique prolongée par une travée sous clocher et une abside formant le chœur.
Au fil des siècles, l’église subit plusieurs modifications architecturales. Au XVIe siècle, un porche avec auvent fut ajouté sur la façade ouest, tandis qu’en 1786, une sacristie fut construite. La Révolution française marqua un tournant : le 21 mai 1799 (2 prairial an VII), l’église fut vendue comme bien national à Étienne Tête pour 900 francs. Elle fut rachetée en 1824 par des familles locales avant d’être cédée à la municipalité l’année suivante, retrouvant ainsi sa vocation communale.
Le XIXe siècle vit d’importants travaux : en 1847, le porche et le clocher furent reconstruits, puis rehaussés en 1877. La toiture de la nef, couverte de laves, fut refaite en 1931. L’église fut partiellement classée au titre des monuments historiques dès 1927 (sculpture romane) et 1946 (abside), avant une inscription totale en 2018. Son patrimoine mobilier inclut une cloche de 1 035 kg fondue en 1872 par Burdin Aîné, ainsi que des linteaux sculptés d’influence orientale ou celtique, réemployés sur la façade sud.
L’édifice, propriété de la commune de Péronne (Saône-et-Loire), reste un lieu de culte catholique actif, rattaché à la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux-en-Mâconnais. Son architecture mêle ainsi héritage roman – visible dans l’abside à colonnettes et les baies en plein cintre – et ajouts postérieurs, reflétant près d’un millénaire d’histoire religieuse et communautaire.
Parmi les éléments remarquables, on note une croix de pierre datée de 1768, vestige de l’ancien cimetière attenant, ainsi que des sculptures animales sur un linteau, peut-être des lions stylisés encadrant un arbre. Ces détails, joints à la structure massive du clocher à trois étages, illustrent la richesse patrimoniale de ce monument rural bourguignon.