Frise chronologique
1835-1842
Reconstruction néo-grecque
Reconstruction néo-grecque
1835-1842 (≈ 1839)
Édifice rebâti par Dellêtre sur l’ancienne chapelle.
1887
Lancement de la souscription
Lancement de la souscription
1887 (≈ 1887)
Curé Toublanc collecte 65 127,50 francs pour embellir.
1890-1896
Agrandissement style italien
Agrandissement style italien
1890-1896 (≈ 1893)
Beignet ajoute chœur et transept, inauguration en 1896.
7 août 2007
Classement monument historique
Classement monument historique
7 août 2007 (≈ 2007)
Inscription de l’église en totalité.
2013-2017
Restauration complète
Restauration complète
2013-2017 (≈ 2015)
Quatre phases pour 900 000 €.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AB 26) : inscription par arrêté du 7 août 2007
Personnages clés
| Dellêtre - Architecte |
Reconstruit l’église en style néo-grec (1835-1842). |
| Curé Toublanc - Initiateur des travaux |
Lance la souscription pour l’embellissement (1887). |
| Auguste Beignet - Architecte |
Transforme l’église en style italien (1890-1896). |
| Duban - Peintre |
Auteur des décors intérieurs peints. |
| Clamens - Peintre-verrier |
Réalise les verrières de l’église. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Madeleine de Segré trouve ses origines dans une modeste chapelle rectangulaire, dont le portail rappelait celui de l’église du Lion-d’Angers. Au fil du temps, des agrandissements successifs lui donnèrent une apparence de « marché couvert », jugée peu flatteuse par les habitants. L’édifice, tombant en ruine, fut entièrement reconstruit entre 1835 et 1842 par l’architecte Dellêtre. Ce dernier opta pour un style néo-grec sobre, décrit par Célestin Port comme un « simple rectangle [...] sans prétention au grand art ». Le terrain fut élargi jusqu’au coteau de l’Oudon, marquant une première renaissance pour l’église.
En 1887, le curé Toublanc lança une souscription pour embellir le bâtiment, récoltant 65 127,50 francs auprès de 400 donateurs. Avec l’aide de la commune (25 000 francs) et de l’État (10 000 francs), il confia les travaux à l’architecte Auguste Beignet, déjà auteur de la mairie de Segré. Ce dernier ajusta le chœur et le transept entre 1890 et 1896, transformant l’austère « vaisseau grec » en une église de style italien, inaugurée solennellement le 7 avril 1896 en présence de l’évêque et des élus. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 2007, bénéficia d’une restauration en quatre phases à partir de 2013, pour un coût de 900 000 €.
L’architecture actuelle mêle un clocher-porche dorique, un dôme octogonal à lanternon, et des chapelles ornées de dômes similaires. À l’intérieur, l’ordre dorique domine, avec des berceaux en plein-cintre et des lunettes vitrées. Les décors peints de Duban et les verrières de Clamens mettent en valeur les volumes intérieurs, tandis que l’ardoise (hors abside en zinc) couvre les toitures. La façade, homogène malgré ses ajouts, reflète cette dualité entre néoclassicisme initial et embellissements italiens ultérieurs.