Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Fondation présumée de la paroisse
Fondation présumée de la paroisse
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Vocable Sainte-Marie-Madeleine suggère cette période.
XIIe siècle
Construction du chevet roman
Construction du chevet roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Abside et travée droite encore visibles.
XVe siècle
Chapelle nord dédiée à la Vierge
Chapelle nord dédiée à la Vierge
XVe siècle (≈ 1550)
Voûte à clef armoriée proche des Robert de Lignerac.
1859
Remaniement de l'église
Remaniement de l'église
1859 (≈ 1859)
Travaux mentionnés par l’abbé Clary.
23 novembre 1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
23 novembre 1992 (≈ 1992)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Sainte-Madeleine (cad. A 11) : inscription par arrêté du 23 novembre 1992
Personnages clés
| Abbé René Clary - Historien local |
A documenté les remaniements de 1859 et 1877. |
| Yvette Deviers-Aquioupou - Autrice et chercheuse |
A publié une monographie sur l’église en 2004. |
| Louis Gesta - Maître-verrier toulousain |
A signé des vitraux datés de 1886. |
| Henri Gesta - Maître-verrier toulousain |
A signé des vitraux datés de 1923. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie-Madeleine de Teyssieu, située dans le département du Lot en région Occitanie, est un monument catholique inscrit aux monuments historiques depuis le 23 novembre 1992. Son vocable, dédié à Sainte-Marie-Madeleine, suggère une fondation tardive de la paroisse, probablement à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. À l’origine, l’édifice roman présentait un plan en croix latine, composé d’une nef unique, d’un chœur, d’une abside en hémicycle et de deux chapelles latérales formant un faux transept. Aujourd’hui, l’église arbore un mélange de styles architecturaux : roman (chevet du XIe siècle), gothique et néo-gothique, témoignant de ses multiples transformations au fil des siècles.
Le chevet roman, construit en pierre de taille de granite, est l’élément le plus ancien encore visible. Il comprend une abside voûtée en cul-de-four, épaulée par des contreforts et percée de fenêtres à colonnettes et chapiteaux frustes. Les chapelles latérales, ajoutées ultérieurement, datent partiellement du XVe siècle pour celle dédiée à la Vierge, tandis que la chapelle sud et le doublement de la chapelle nord restent non datés avec précision. La nef, voûtée d’arêtes ou d’ogives selon les parties, pourrait avoir été remaniée au XIXe siècle, comme en attestent les travaux de 1859, 1877 et la construction de la sacristie néo-gothique en 1895.
Plusieurs objets mobiliers de l’église, dont des vitraux signés par les ateliers Gesta (1886, 1923) et Dagrant (1910), sont référencés dans la base Palissy. Ces éléments, ainsi que les peintures monumentales et les fonts baptismaux, enrichissent son patrimoine artistique. L’édifice, propriété de la commune, s’inscrit dans le regroupement paroissial de Sousceyrac et reste un témoignage architectural et historique majeur du Lot.
Les sources disponibles, incluant les travaux de l’abbé René Clary et d’Yvette Deviers-Aquioupou, ainsi que les archives de la base Mérimée, documentent son évolution. Malgré des remaniements successifs, l’église conserve des traces de son origine romane, tout en intégrant des ajouts gothiques et modernes, reflétant près d’un millénaire d’histoire religieuse et locale.