Frise chronologique
XIVe siècle
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
XIVe siècle (≈ 1450)
Chapelle et hôpital fondés par les La Palud.
milieu XVe siècle
Érection en collégiale
Érection en collégiale
milieu XVe siècle (≈ 1550)
Transformée par le cardinal Louis de la Palud.
1770
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle
1770 (≈ 1770)
Campagne de travaux par Caristia.
5 octobre 1920
Classement des objets mobiliers
Classement des objets mobiliers
5 octobre 1920 (≈ 1920)
Stalles, maître-autel et bancs seigneuriaux protégés.
25 janvier 2012
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
25 janvier 2012 (≈ 2012)
Protection de l’église et de son parvis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, ainsi que la parcelle cadastrée OC 584, l'escalier extérieur en fer à cheval, la clôture du parvis, ainsi que leurs emprises au sol, selon le plan joint à l'arrêté : inscription par arrêté du 25 janvier 2012
Personnages clés
| Louis de la Palud - Cardinal |
Transforme la chapelle en collégiale (XVe). |
| Guigues de La Palud - Seigneur local |
Tombeau présent dans l’église (dalle funéraire). |
| Balland d’Augustebourg - Marquis de Varambon |
Commanditaire des travaux du XVIIIe siècle. |
| Pierre-Antoine Caristia - Architecte |
Reconstruit nef, chapelle et clocher (1770). |
Origine et histoire
L’église Sainte-Madeleine de Varambon trouve ses origines au XIVe siècle, lorsqu’une chapelle associée à un hôpital est fondée par les seigneurs de La Palud Varambon. Ce lieu religieux, doté de privilèges pontificaux comme des indulgences, devient une collégiale au XVe siècle sous l’impulsion du cardinal Louis de la Palud, membre influent de cette famille seigneuriale. Les traces architecturales de cette période médiévale subsistent, notamment des modillons sur le mur nord, vestige de l’enceinte primitive et de son chemin de ronde, ainsi qu’un visage sculpté partiellement masqué par l’enduit actuel.
Au milieu du XVIIIe siècle, l’église subit une transformation majeure sous l’égide du marquis Balland d’Augustebourg, nouveau propriétaire du marquisat de Varambon. L’architecte Pierre-Antoine Caristia — déjà connu pour son travail à Pont-de-Veyle en collaboration avec Le Jolivet — reconstruit partiellement la nef, la chapelle nord, et érige un clocher octogonal inspiré du baroque. La façade, bien que modeste, adopte des éléments baroques, tandis qu’un escalier en fer à cheval est ajouté pour accéder au parvis. À l’intérieur, le décor est entièrement repensé : boiseries richement ouvragées, stalles en bois sculpté, et un maître-autel orné de statues en marbre blanc (Sainte Anne, la Vierge, Sainte Colombe).
L’église conserve des témoignages de son passé seigneurial, comme les bancs seigneuriaux de la troisième travée, décorés de motifs évoquant la marine marchande — peut-être en remerciement pour un sauvetage en mer. Les armes martelées des La Palud et des Balland d’Augustebourg, visibles malgré les dégradations révolutionnaires, rappellent les familles nobles liées à son histoire. Classée Monument Historique en 2012, l’édifice protège également des éléments mobiliers exceptionnels, comme les stalles et le maître-autel, classés dès 1920 au titre des objets.
Le site révèle aussi des traces funéraires médiévales : deux dalles tombales difficilement lisibles, attribuées à Guigues de La Palud et son épouse Aynarde de la Balme, soulignent le rôle de l’église comme lieu de sépulture pour l’aristocratie locale. La reconstruction de la chapelle en 1770, dédiée aux offices, achève de marquer la transition entre l’héritage médiéval et les ambitions esthétiques du XVIIIe siècle, mêlant tradition religieuse et prestige seigneurial.