Frise chronologique
6 juin 1487
Début de la construction
Début de la construction
6 juin 1487 (≈ 1487)
Pose de la première pierre financée par Jacques Bonfils.
20 juillet 1525
Consécration de l'église
Consécration de l'église
20 juillet 1525 (≈ 1525)
Par Barthélemy Portalenqui, évêque de Troade.
1723-1779
Transformation baroque
Transformation baroque
1723-1779 (≈ 1751)
Ajout de décors stuqués et réaménagement intérieur.
1775
Démembrement du retable
Démembrement du retable
1775 (≈ 1775)
Retable de sainte Marguerite partiellement disloqué.
1926
Construction du parvis
Construction du parvis
1926 (≈ 1926)
Ajout de l’espace extérieur actuel.
21 septembre 1983
Classement monument historique
Classement monument historique
21 septembre 1983 (≈ 1983)
Protection officielle de l’édifice et de ses retables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. L 330) : classement par arrêté du 21 septembre 1983
Personnages clés
| Jacques Bonfils - Financeur de la construction |
Commanditaire des travaux en 1487. |
| Jean Bonfils - Prêtre et superviseur |
Dirigea le chantier initial de l’église. |
| Barthélemy Portalenqui - Évêque de Troade |
Consacra l’église en 1525. |
| Louis Bréa - Peintre niçois |
Auteur du retable de sainte Marguerite (1498). |
| Giovanni Canavesio - Peintre piémontais |
Auteur du retable de saint Antoine (1492). |
| Pierre Salerno Barralis - Donateur jésuite |
Offrit la relique de sainte Rosalie en 1626. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Marguerite de Lucéram, située dans les Alpes-Maritimes, trouve ses origines à la fin du XVe siècle. Une plaque en marbre indique que sa construction débuta le 6 juin 1487, financée par Jacques Bonfils et dirigée par le prêtre Jean Bonfils. Elle fut érigée sur l’emplacement de l’ancien château de Lucéram, dont la porte nord est encore visible intégrée au mur de l’édifice. Les travaux durèrent 36 ans, et l’église fut consacrée à sainte Marguerite d’Antioche le 20 juillet 1525 par Barthélemy Portalenqui, évêque de Troade et coadjuteur de Fréjus.
Entre 1723 et 1779, l’intérieur fut transformé dans un style baroque rococo, avec des décors stuqués et une réorganisation des retables. Le parvis actuel, ajouté en 1926, complète cet ensemble architectural. L’église abrite cinq retables majeurs, dont celui de sainte Marguerite (1498), attribué à Louis Bréa, et un retable de saint Antoine de Padoue (1492) par Giovanni Canavesio. Ces œuvres, partiellement démembrées au XVIIIe siècle, illustrent l’art religieux primitif niçois.
Classée monument historique le 21 septembre 1983, l’église conserve aussi un trésor liturgique remarquable : statuettes en argent, croix d’autel et chandeliers des XVIe et XVIIe siècles. Parmi les pièces notables figurent une Vierge d’albâtre du XVIIe et une relique de sainte Rosalie offerte en 1626 par Pierre Salerno Barralis, jésuite originaire de Lucéram. Les peintures murales du XVe siècle, redécouvertes au début des années 2000, témoignent également de son riche passé artistique.