Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Sainte-Marie d'Amans à Layrac dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane

Église Sainte-Marie d'Amans

    D28247390 Layrac
Propriété de la commune
Crédit photo : ww2censor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1600
1700
1800
1900
2000
1062
Donation à Cluny et Moissac
XVIe siècle
Portail flamboyant inachevé
XIXe siècle
Reconstruction de la nef
19 octobre 1954
Inscription aux monuments historiques
1962
Effondrement de la charpente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le choeur à chevet carré, la nef et le clocher-mur : inscription par arrêté du 19 octobre 1954

Personnages clés

Hunald - Vicomte du Brulhois Donateur de l'église en 1062
Jean de Valier - Auteur du pouillé (1520) Mentionne Notre-Dame d'Amans

Origine et histoire de l'Église Sainte-Marie d'Amans

L'église Sainte-Marie d'Amans, située à Layrac en Lot-et-Garonne, trouve ses origines au Moyen Âge. Une charte de 1062 atteste de sa donation par Hunald, vicomte du Brulhois, aux monastères de Cluny et Moissac. L'abside romane, à chevet plat et voûtée en berceau brisé, ainsi que le clocher-mur, datent de cette période. Les chapiteaux sculptés (aigles, feuilles, lions) et l'arc doubleau séparant le chœur de la nef témoignent de son héritage médiéval.

Au XVIe siècle, l'église, alors nommée Notre-Dame d'Amans, voit l'ajout d'un portail d'entrée mouluré, prévu pour un décor flamboyant jamais réalisé. La nef, reconstruite au XIXe siècle, reçoit une voûte en brique creuse, tandis que le clocher-mur est partiellement obstrué par la toiture. En 1954, le chœur, la nef et le clocher sont inscrits aux monuments historiques, mais l'édifice, laissé à l'abandon, subit l'effondrement de sa charpente en 1962.

L'architecture de l'église mêle ainsi des éléments romans (abside, chapiteaux), une tentative avortée de style flamboyant (portail), et des modifications du XIXe siècle (voûte en brique). Son histoire reflète les aléas de la préservation du patrimoine rural, entre donations médiévales, transformations tardives et déclin moderne. Le conseil municipal, confronté à sa dégradation, a même vendu certains éléments comme le portail dans les années 1960.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours