Première mention du toponyme 942 (≈ 942)
Le toponyme Domanova apparaît pour la première fois.
1293
Première mention de l'église
Première mention de l'église 1293 (≈ 1293)
Les premières mentions de l'église Sainte-Marie de Domanova datent de cette année.
XIIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église XIIIe siècle (≈ 1350)
L'église Sainte-Marie de Domanova est construite à cette période.
1580
Incendie et restauration
Incendie et restauration 1580 (≈ 1580)
Des protestants incendièrent l'édifice et tuèrent l'ermite, entraînant des travaux de restauration.
XVIIIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'église a fait l'objet d'une reconstruction à la suite des guerres de religion.
23 février 1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 23 février 1994 (≈ 1994)
L'église et son ermitage sont inscrits au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 1556) , ainsi que la galerie, les façades et les toitures de son ermitage (cad. B 1557) : inscription par arrêté du 23 février 1994
Origine et histoire de l'Église Sainte-Marie de Domanova
L'église Sainte-Marie de Domanova, également appelée Notre-Dame de Domanova (catalan : Nostra Senyora de Domanova), est une église romane située à Rodès, dans les Pyrénées-Orientales. Le toponyme Domanova apparaît dès 942 et les premières mentions de l'église datent de 1293. Sa construction en ce lieu est liée à la légende de la découverte d'une statue de la Vierge par un agneau égaré. Datée du XIIIe siècle, l'église fut tour à tour paroissiale puis ermitage. En 1580, des protestants incendièrent l'édifice et tuèrent l'ermite ; il semble que ces événements entraînèrent des travaux de restauration, au cours desquels la nef reçut une toiture sur charpente en remplacement d'une voûte effondrée. L'édifice a ensuite fait l'objet d'une reconstruction au XVIIIe siècle à la suite des guerres de religion. L'ermitage se développe au sud de l'église ; au rez-de-chaussée, un porche d'une longueur comparable à celle de la nef s'ouvre vers l'extérieur par trois arcs en plein cintre. La salle des pèlerins, prolongée d'une cuisine, suit ce porche ; dans son axe, une porte encadrée de marbre donne accès à un couloir voûté. Ce couloir dessert, à droite, une pièce couverte d'un berceau de brique, ancien cellier ou remise, et, à gauche, l'appartement de l'ermite situé à l'étage ; au fond, la porte de l'église est en arc plein cintre. L'église présente une nef unique, un chœur semi-circulaire couvert d'une voûte en cul-de-four et une tribune occupant le bas de la nef ; une chapelle borde la première travée au nord. Le pignon est surmonté d'un clocher composé de trois piliers maçonnés terminés en pyramidions. L'église et sa galerie, ainsi que les façades et toitures de l'ermitage, sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 23 février 1994.