Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane

Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès

  • Route Nationale 116
  • 66320 Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Église Sainte-Marie de Domanova de Rodès
Crédit photo : Mairierodes - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
942
Première mention du toponyme
1293
Première mention de l'église
XIIIe siècle
Construction de l'église
1580
Incendie et restauration
XVIIIe siècle
Reconstruction de l'église
23 février 1994
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. B 1556) , ainsi que la galerie, les façades et les toitures de son ermitage (cad. B 1557) : inscription par arrêté du 23 février 1994

Origine et histoire de l'Église Sainte-Marie de Domanova

L'église Sainte-Marie de Domanova, également appelée Notre-Dame de Domanova (catalan : Nostra Senyora de Domanova), est une église romane située à Rodès, dans les Pyrénées-Orientales. Le toponyme Domanova apparaît dès 942 et les premières mentions de l'église datent de 1293. Sa construction en ce lieu est liée à la légende de la découverte d'une statue de la Vierge par un agneau égaré. Datée du XIIIe siècle, l'église fut tour à tour paroissiale puis ermitage. En 1580, des protestants incendièrent l'édifice et tuèrent l'ermite ; il semble que ces événements entraînèrent des travaux de restauration, au cours desquels la nef reçut une toiture sur charpente en remplacement d'une voûte effondrée. L'édifice a ensuite fait l'objet d'une reconstruction au XVIIIe siècle à la suite des guerres de religion. L'ermitage se développe au sud de l'église ; au rez-de-chaussée, un porche d'une longueur comparable à celle de la nef s'ouvre vers l'extérieur par trois arcs en plein cintre. La salle des pèlerins, prolongée d'une cuisine, suit ce porche ; dans son axe, une porte encadrée de marbre donne accès à un couloir voûté. Ce couloir dessert, à droite, une pièce couverte d'un berceau de brique, ancien cellier ou remise, et, à gauche, l'appartement de l'ermite situé à l'étage ; au fond, la porte de l'église est en arc plein cintre. L'église présente une nef unique, un chœur semi-circulaire couvert d'une voûte en cul-de-four et une tribune occupant le bas de la nef ; une chapelle borde la première travée au nord. Le pignon est surmonté d'un clocher composé de trois piliers maçonnés terminés en pyramidions. L'église et sa galerie, ainsi que les façades et toitures de l'ermitage, sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 23 février 1994.

Liens externes