Frise chronologique
1114
Confirmation épiscopale
Confirmation épiscopale
1114 (≈ 1114)
Pape Pascal II attribue l’église à l’évêque de Nice.
1143
Arbitrage papal
Arbitrage papal
1143 (≈ 1143)
Sentence cédant l’église au chapitre de Nice.
1154
Bulle d’Anastase IV
Bulle d’Anastase IV
1154 (≈ 1154)
Confirme la dépendance aux chanoines de Saint-Ruf.
XIVe siècle
Devenue paroissiale
Devenue paroissiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Remplace l’ancienne église ruinée de Peille.
1654
Fin de la canonique
Fin de la canonique
1654 (≈ 1654)
Décret papal sécularisant le prieuré.
1925
Classement MH
Classement MH
1925 (≈ 1925)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. E 775) : inscription par arrêté du 22 juillet 1925
Personnages clés
| Pape Pascal II - Pontife |
Confirme l’église à l’évêque de Nice (1114). |
| Anastase IV - Pape |
Bulle de 1154 sur les possessions de Saint-Ruf. |
| Innocent VIII - Pape |
Liste les biens de l’église en 1488. |
| Innocent X - Pape |
Supprime la canonique en 1654. |
| Bertone Honoratus - Artiste |
Auteur du retable de 1479. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie-de-l’Assomption de Peille, située dans les Alpes-Maritimes, trouve ses origines au XIIe siècle. Initialement occupée par des prêtres séculiers, elle passa brièvement sous le contrôle des Templiers avant d’être confiée aux chanoines de Saint-Ruf d’Avignon, adoptant alors la règle de saint Augustin. Une bulle papale d’Anastase IV en 1154 confirme cette dépendance, tout en listant ses possessions. Les conflits entre l’évêque de Nice et l’abbaye Saint-Pons pour sa propriété furent arbitrés à plusieurs reprises, notamment en 1143 et 1215, consolidant son statut sous l’autorité épiscopale.
Au XIVe siècle, l’église devint paroissiale après la ruine de l’ancienne église locale. Son architecture mêle une nef romane du XIIe siècle et un collatéral gothique ajouté au XIVe, reflétant son évolution fonctionnelle. Les décorations intérieures, comme les peintures murales des XVIe–XVIIe siècles et un retable signé Bertone Honoratus (1479), témoignent de son riche patrimoine artistique. La suppression de la canonique de Saint-Ruf en 1654, suivie de la sécularisation du prieuré, marqua un tournant : les locaux devinrent presbytère avant d’être abandonnés en 1870 pour vétusté.
Classée monument historique en 1925, l’église conserve des traces de son passé mouvementé, des bulles pontificales médiévales aux transformations architecturales. Son clocher de style roman lombard et ses éléments défensifs rappellent son rôle central dans la vie religieuse et sociale de Peille, entre influences niçoises et provençales. Les biens de l’église, souvent disputés (notamment par l’abbaye Saint-Pons ou l’évêque de Vintimille), furent finalement fixés par une bulle d’Innocent VIII en 1488, scellant son héritage médiéval.