Frise chronologique
XIIe siècle
Construction primitive
Construction primitive
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef unique et structure roman provençal.
XVIe siècle
Ajout du triptyque
Ajout du triptyque
XVIe siècle (≈ 1650)
Chef-d’œuvre de la Vierge de Pitié.
1955
Vitraux modernes
Vitraux modernes
1955 (≈ 1955)
Création par J. Riousse en verre soufflé.
3 octobre 2012
Classement MH
Classement MH
3 octobre 2012 (≈ 2012)
Inscription en totalité avec presbytère.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, l'église paroissiale y compris le presbytère situé au-dessus de la nef et le clocher ancienne porte de ville (cad. BL 200, 201) : inscription par arrêté du 3 octobre 2012
Personnages clés
| J. Riousse - Peintre-verrier |
Auteur des vitraux de 1955. |
| Frères Rossi - Artisans métalliers |
Armature des vitraux modernes. |
| G. Feraud - Maçon |
Pose des vitraux en 1955. |
| Edouard Mélik - Peintre |
Auteur d’une toile du XVIIe siècle. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie-de-la-Nativité de Cabriès, située dans les Bouches-du-Rhône, est un édifice roman dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. Construite à flanc de rocher, elle se caractérise par une nef unique prolongée d’un chevet plat, et un clocher intégré à une ancienne porte de ville. Son presbytère, accessible par une rue adjacente, occupe une position inhabituelle au-dessus de la nef, reflétant une adaptation architecturale originale.
À l’intérieur, l’église abrite un triptyque du XVIe siècle, chef-d’œuvre représentant la Vierge de Pitié entourée de sainte Catherine et saint Antoine, symbole de la dévotion locale. Les bas-côtés, ajoutés postérieurement, et les vitraux modernes de 1955 (œuvre du peintre J. Riousse) illustrent son évolution stylistique. Le chœur, initialement conçu en abside semi-circulaire, fut modifié pour accueillir une voûte en croisée d’ogives en plâtre.
Classée monument historique en 2012, l’église conserve des traces de son usage funéraire passé, avec six caveaux découverts sous son parquet. Son mobilier inclut aussi un retable en bois doré du XVIIe siècle et des statuettes de saint Raphaël, patron de Cabriès, et de Tobie. Ces éléments témoignent de son rôle central dans la vie religieuse et communautaire depuis le Moyen Âge.
L’édifice mêle simplicité roman provençal (berceau brisé, arcs doubleaux) et enrichissements ultérieurs, comme les chapelles latérales ouvertes tardivement. Son clocher, modeste campanile carré, et son implantation sur un rocher visible en façade gauche soulignent son ancrage dans le paysage local. Les interventions des frères Rossi (armature des vitraux) et du maçon G. Feraud complètent son histoire matérielle.
Enfin, l’église illustre la transition entre l’art roman et les ajouts gothiques ou baroques, tout en préservant des particularités uniques, comme son presbytère surélevé. Son inscription au titre des monuments historiques en 2012 consacre sa valeur patrimoniale, à la fois architecturale, artistique et mémorielle pour la commune de Cabriès.