Frise chronologique
1365
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction
1365 (≈ 1365)
Conseil municipal vote la destruction de l’ancienne église.
3 avril 1368
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
3 avril 1368 (≈ 1368)
Début des travaux par Jacques Caviale.
1431
Achèvement du chœur
Achèvement du chœur
1431 (≈ 1431)
Dernière travée couverte avant nouvelle interruption.
1479
Reprise des travaux
Reprise des travaux
1479 (≈ 1479)
Pierre Esclanche dirige la construction de la nef.
5 avril 1507
Consécration de l’église
Consécration de l’église
5 avril 1507 (≈ 1507)
Cérémonie présidée par l’évêque Armand de Gontaut-Biron.
1794
Désaffectation
Désaffectation
1794 (≈ 1794)
L’église perd sa fonction religieuse.
1815
Vente et démantèlement partiel
Vente et démantèlement partiel
1815 (≈ 1815)
Chœur détruit pour récupérer les pierres.
12 octobre 1905
Classement monument historique
Classement monument historique
12 octobre 1905 (≈ 1905)
Protection officielle de l’édifice.
2001
Réhabilitation par Jean Nouvel
Réhabilitation par Jean Nouvel
2001 (≈ 2001)
Transformation en marché couvert et espace culturel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église : classement par arrêté du 12 octobre 1905
Personnages clés
| Jacques Caviale - Architecte |
Dirige les premiers travaux en 1368. |
| Géraud Roussel - Prêtre |
Pose la première pierre en 1368. |
| Pierre Esclanche - Architecte |
Achève la nef et le clocher (1479). |
| Armand de Gontaut-Biron - Évêque de Sarlat |
Consacre l’église en 1507. |
| Pierre Pontard - Curé puis évêque |
Dernier curé de la paroisse. |
| Jean Nouvel - Architecte contemporain |
Réhabilite l’église en 2001. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie de Sarlat-la-Canéda est un édifice gothique dont la construction débuta en 1368, après la décision des habitants de remplacer leur église paroissiale en ruine. Les travaux, financés par un impôt local (un « second dixme »), furent lancés sous la direction de l’architecte Jacques Caviale, mais interrompus par les guerres franco-anglaises liées à la rupture du traité de Brétigny (1369). La ville, restée fidèle au roi d’Angleterre, fut assiégée par les troupes françaises en 1370, retardant le chantier pendant des décennies.
Les travaux reprirent partiellement au XVe siècle : le chœur et la dernière travée furent achevés et couverts en 1431, avant une nouvelle pause. Ce n’est qu’en 1479, sous la direction de l’architecte Pierre Esclanche, que la nef, la façade, la grande porte et le clocher furent construits. L’église fut finalement consacrée le 5 avril 1507 par l’évêque Armand de Gontaut-Biron, marquant l’aboutissement d’un chantier s’étalant sur près de 140 ans. Son histoire reflète les turbulences politiques et économiques de la région.
Désaffectée en 1794 puis vendue en 1815, l’église fut en partie détruite pour récupérer ses pierres, tandis que la nef servit tour à tour de boulangerie, de magasin et de bureau de poste. Classée monument historique en 1905, elle fut réhabilitée en 2001 par l’architecte Jean Nouvel, qui la transforma en marché couvert avec mezzanines et espace culturel. Un ascenseur intégré au clocher offre aujourd’hui une vue panoramique sur Sarlat.
Le dernier curé de la paroisse, l’abbé Pierre Pontard, devint évêque constitutionnel de Périgueux. L’église illustre ainsi les mutations religieuses, politiques et urbaines de la Dordogne, du Moyen Âge à l’époque contemporaine.