Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du chœur, de l'abside et de la nef initiale.
XIVe siècle
Remaniement gothique
Remaniement gothique XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout d'arcades aveugles, arcs-doubleaux et fortification du porche.
XVe siècle
Ajout chapelle Saint-Amans
Ajout chapelle Saint-Amans XVe siècle (≈ 1550)
Construction de la chapelle sud et reprise des fenêtres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne église : classement par arrêté du 26 mars 1942
Personnages clés
Innocent II
Pape ayant cité l'église dans une bulle en 1135
Origine et histoire de l'Église Sainte-Marie-des-Cuns
L'église Sainte‑Marie‑des‑Cuns, située au hameau des Cuns dans la vallée de la Dourbie à 4,5 km de Nant (Aveyron), est classée au titre des monuments historiques depuis 1942. Elle est citée pour la première fois dans une bulle du pape Innocent II en 1135, et la partie romane de l'édifice remonte à cette époque. Le chœur et l'abside présentent des colonnettes dégagées qui portent des arcatures ; l'abside est voûtée en cul‑de‑four à pans. Le chœur et la travée qui le précèdent sont couverts par un berceau en plein cintre qui supporte un clocher carré ajouré de deux baies sur chaque face. La nef, reconstruite postérieurement — sans doute au XIVe siècle — conserve un porche en encorbellement ; la face ouest et le porche ont vraisemblablement été fortifiés. L'édifice a été remanié aux XIIIe et XIVe siècles : des arcades aveugles et des arcs‑doubleaux ont été ajoutés pour supporter et renforcer les voûtes, notamment dans la dernière travée sous le clocher. La chapelle sud, dite Saint‑Amans, a été ajoutée au XVe siècle ; de plan carré, elle est voûtée d'ogives retombant sur des culs‑de‑lampe sculptés et ses fenêtres ont été reprises à la même époque. L'abside comporte des chapiteaux cubiques ornés de feuillages, de palmettes et d'entrelacs rappelant ceux de l'église Saint‑Pierre de Nant. L'édifice, construit en tuf et à nef unique, est couvert de lauzes calcaires posées à cru sur une forme en terre. Une cloche datée de 1543 porte l'inscription AVE MARIA GRATIA PLENA et est classée au titre d'objet. Le culte a dû cesser d'y être célébré vers 1840.