Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification présumée de l'église romane.
XIVe siècle
Premières mentions
Premières mentions XIVe siècle (≈ 1450)
L'église est citée dans les textes sous le nom de Santa-Maria del Mercadal.
1828
Cadran solaire
Cadran solaire 1828 (≈ 1828)
Ajout d'un cadran solaire peint au-dessus du portail sud.
XVIIe–XVIIIe siècles
Ajout du clocher
Ajout du clocher XVIIe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Construction du clocher carré sur la nef.
1972
Classement historique
Classement historique 1972 (≈ 1972)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 51) : inscription par arrêté du 22 novembre 1972
Origine et histoire de l'Église Sainte-Marie du Mercadal
L'église Notre-Dame, dite aussi Sainte-Marie du Mercadal ou Notre-Dame de l'Assomption, est une église romane située à Castelnou (Pyrénées-Orientales), en bordure du cimetière. Située hors de l'enceinte fortifiée, elle doit son nom au marché qui se tenait à proximité et apparaît dans les textes de 1355, 1384 et 1409 sous le nom de Santa-Maria del Mercadal. Malgré l'absence de mentions antérieures au XIVe siècle, l'édifice est vraisemblablement d'origine plus ancienne, peut‑être du XIIe siècle. L'église se compose d'une nef unique sans chapelles, prolongée vers l'est par une abside demi‑circulaire plus étroite et plus basse ; la nef et l'abside sont couvertes de tuiles canal. Une sacristie moderne a été ajoutée, légèrement en oblique, au nord‑est de l'abside. Un clocher carré a été élevé sur la nef ; il est signalé comme moderne et parfois attribué aux XVIIe–XVIIIe siècles. Le portail sud présente deux voussures en plein cintre et un linteau surmonté d'un tympan nu et d'un arc en plein cintre ; l'imposte forme un bandeau continu se retournant sur chaque piédroit. Les vantaux de chêne, anciens, conservent des traces de peinture brun‑rouge et sont équipés d'une armature de pentures romanes à volutes cannelées ; ils portent six traverses horizontales de fer forgé ramifiées en volutes spiralées, des spirales juxtaposées, des remplages de doubles volutes en C ou de volutes en S de formes et dimensions variées, le tout clouté et avec des traverses inférieures ciselées. Des motifs gravés au ciseau à chaud (feuilles, dents de loup) remontent aux origines de l'édifice. Les claveaux et piédroits des voussures sont taillés dans une roche aux teintes variant du brun‑rose au verdâtre, employée aussi pour les angles de l'édifice et pour la fenêtre absidiale à double ébrasement, produisant un effet chromatique marqué. Au‑dessus du portail sud, un cadran solaire peint porte la date de 1828. Le mobilier intérieur, de style baroque, comprend notamment un maître‑autel garni d'un baldaquin à colonnes datant du XVIIIe siècle, avec une statue moderne de la Vierge entourée de saint Roch et de saint Joseph. Trois chapelles creusées dans l'épaisseur du mur abritent divers éléments : à droite de l'autel, l'autel de la Sanch présente un Christ en croix et une Pietà de style populaire ; à gauche, un retable daté du XVIIe siècle, modifié et surélevé au XIXe siècle, est dédié à un évêque et comporte deux peintures plus récentes représentant saint Dominique et saint Joseph, tandis que sa partie basse moderne reçoit une Vierge à l'Enfant entourée des statues de saint Gaudérique et de saint Jacques ; la troisième chapelle possède un retable à colonnes torses daté de la fin du XVIIe siècle, repeint, encadrant une Vierge à l'Enfant flanquée de saint Antoine de Padoue et de saint François‑Xavier. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 22 novembre 1972.