Frise chronologique
Fin XIe ou début XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIe ou début XIIe siècle (≈ 1225)
Édification de la nef et du clocher roman.
XVe siècle
Agrandissements gothiques
Agrandissements gothiques
XVe siècle (≈ 1550)
Bas-côté nord, voûtes, façade sculptée et clocher.
1892–1893
Modifications des baies
Modifications des baies
1892–1893 (≈ 1893)
Pose des vitraux et remplacement des plafonds.
1912
Renforcement structurel
Renforcement structurel
1912 (≈ 1912)
Construction d’un contrefort nord-est.
7 juillet 1948
Classement MH
Classement MH
7 juillet 1948 (≈ 1948)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
1959
Restauration façade
Restauration façade
1959 (≈ 1959)
Travaux sans modification notable.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 7 juillet 1948
Personnages clés
| Henri Feur - Artisan verrier |
Auteur des vitraux (vers 1896). |
| Louis du Rieu et Marie du Rieu - Parrains de la grosse cloche |
Fondeurs au XVIIIe siècle. |
| Abbé Boyer - Curé de Bournel |
Ministère lié à la petite cloche (1855). |
| Nelly de Larmandie et Louis de Larmendie - Parrains de la petite cloche |
Fondeurs en 1855. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie-Madeleine de Bournel, située en Lot-et-Garonne, s’élève sur l’ancienne voie romaine reliant Périgueux à Agen, empruntée par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Fondée à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, elle était dédiée à sainte Marie-Madeleine, patronne des pénitents. De cette époque subsistent la travée du clocher (voûtée d’une coupole sur pendentifs) et le mur sud de la nef, tandis que l’abside originale fut remplacée par un chevet plat. Le clocher, renforcé pendant la guerre de Cent Ans, illustre son rôle défensif.
Au XVe siècle, l’église s’enrichit d’un bas-côté nord, d’une voûte en étoile à liernes et tiercerons (dernière travée), et d’une charpente en bois. La façade ouest, ornée de sculptures (un pèlerin coquillé et sainte Marie-Madeleine), ainsi que les baies du chœur, datent de cette période. La partie supérieure du clocher, couronnée d’une galerie en bois à claire-voie évoquant les hourds militaires, fut également ajoutée. Ces aménagements reflètent à la fois des besoins liturgiques et une adaptation aux conflits de l’époque.
Entre 1892 et 1893, les baies de la nef et du bas-côté furent modifiées pour accueillir des vitraux (réalisés par Henri Feur vers 1896), tandis que des voûtes légères remplacèrent un plafond en bois. En 1912, un contrefort fut érigé pour stabiliser l’angle nord-est du bas-côté, menacé par un décollement. La façade, restaurée en 1959 sans altération majeure, conserve son aspect historique. Classée monument historique en 1948, l’église abrite aussi des sépultures médiévales (jusqu’en 1778) et deux cloches : l’une fondue au XVIIIe siècle (parrainée par Louis et Marie du Rieu), l’autre en 1855 sous le ministère de l’abbé Boyer.
Le mobilier inclut des vitraux signés Henri Feur, tandis que le portail sculpté rappelle le lien de Bournel avec les pèlerinages compostellans. La grosse cloche, datée du XVIIIe siècle, porte les noms de ses parrains (famille du Rieu), et la petite cloche de 1855 ceux de la famille de Larmandie. Ces éléments témoignent de la vie communautaire et religieuse locale, entre Moyen Âge et époque moderne.