Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane Architecture gothique flamboyant

Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis

  • Place de la République
  • 91460 Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis
Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1142-1170
Construction de la nef
Début du XIIe siècle
Fondation du prieuré
1402-1408
Reconstruction du chœur
1562
Pillage et incendie
Première moitié du XVIe siècle
Relevé de la nef
1883-1888
Remplacement des verrières
17 décembre 1965
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. C 293) : inscription par arrêté du 17 décembre 1965

Personnages clés

Jean de Montagu Seigneur de Marcoussis ayant reconstruit le chœur entre 1402 et 1408.
Jean de Cambrai Sculpteur de la Vierge à l'Enfant en marbre de Carrare, datée de 1408.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Marie Françoise Dian Artiste ayant signé la verrière axiale réalisée par les ateliers Lorin en 1887.
Théodore Chassériau Peintre du tableau représentant Jésus chez Marthe et Marie, volé en 1973 et retrouvé.

Origine et histoire de l'Église Sainte-Marie-Madeleine

L'église Sainte-Marie-Madeleine, église paroissiale catholique de Marcoussis (Essonne), se situe dans le centre-ville, dans la vallée de la Salmouille, face à la place de la République au carrefour du boulevard Charles-Nélaton, de la rue Alfred-Dubois (RD 446), de la rue Jean-Duboscq, de la rue Eugène-Moutard-Martin et de la rue Pasteur. À l'origine, elle était la chapelle d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye normande de Saint-Wandrille, implanté dans le village au début du XIIe siècle ; de cette époque subsistent la base et le premier étage du clocher. L'ancienne dédicace à Saint-Wandrille a été mêlée à celle de sainte Marie-Madeleine en raison d'une coïncidence de date liée à la mort d'un abbé, selon les traditions conservées. Le chœur a été reconstruit entre 1402 et 1408 par Jean de Montagu, seigneur de Marcoussis, tandis que la nef a été relevée au cours de la première moitié du XVIe siècle par la famille de l'amiral de Graville ; les amorces de deux piliers en calcaire, visibles à l'extérieur du mur latéral nord, témoignent d'un projet inachevé d'agrandissement par un bas-côté. La lanterne du clocher est également datée de la première moitié du XVIe siècle. En 1562, les calvinistes pillèrent et incendièrent le prieuré ainsi que le monastère des Célestins ; lors de la Révolution le monastère des Célestins fut détruit et l'église resta le seul édifice religieux de Marcoussis. Les biens du prieuré et du monastère furent alors confisqués et transportés à Versailles, puis restitués aux religieux sous l'Empire ; parmi les œuvres retrouvées figure la Vierge à l'Enfant en marbre de Carrare, sculptée en 1408 et attribuée à Jean de Cambrai, offerte au monastère des Célestins par le duc de Berry. Entre 1883 et 1888, les verrières furent remplacées par des vitraux réalisés aux ateliers Lorin de Chartres. L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 17 décembre 1965. La nef en silex, conservée de la chapelle du prieuré, est attribuée à la période 1142-1170, éventuellement antérieure puisque le cartulaire de Longpont mentionne un curé en 1120 ; le clocher en meulière paraît remonter au début du XIIIe siècle et le chœur, en pierre de grès taillée, au XVe siècle, avec des clés de voûte ornées des armes des Montagu et des Graville. À droite de la nef se trouve une chapelle voûtée en arêtes ; la façade, de style gothique flamboyant, est surmontée d'un clocheton, et le clocher primitif est coiffé d'une lanterne en meulière au toit octogonal. Le mobilier comprend une poutre de gloire du XVIe siècle portant les armes des Graville, un autel néogothique du XIXe siècle, la Vierge à l'Enfant de Jean de Cambrai classée au titre des monuments historiques, quatorze stalles du XVIIIe siècle et une cloche datée de 1765 également classées. La verrière axiale représentant Jésus chez Marthe et Marie a été réalisée par les ateliers Lorin en 1887 et signée par Marie Françoise Dian ; un tableau de Théodore Chassériau (1855) représentant le même sujet, volé en mai 1973, a été retrouvé en Allemagne et restitué à la commune. Parmi les éléments remarquables de l'édifice figurent la façade occidentale, le clocher, la Vierge à l'Enfant de Jean de Cambrai et le vitrail des ateliers Lorin. Les curés connus de la paroisse comprennent notamment Pierre Le Blont (1300), Mahy de Boisgiloust dit Routier (1440), dom Vincent Folucque (1458), dom Guillaume le Villain (1458-1463), dom Jean de Ysac (1465-1467) et Gervais Gosse (vers 1506).

Liens externes