Frise chronologique
1137
Construction initiale
Construction initiale
1137 (≈ 1137)
Église dédiée à saint Fiacre édifiée.
XIIe et XIIIe siècles
Chœur et nef construits
Chœur et nef construits
XIIe et XIIIe siècles (≈ 1350)
Architecture médiévale principale réalisée.
25 mai 1910
Destruction du clocher
Destruction du clocher
25 mai 1910 (≈ 1910)
Dynamitage provoquant l’effondrement partiel.
1912
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1912 (≈ 1912)
Financée par Jean Richepin après polémique.
3 juin 1932
Classement du portail
Classement du portail
3 juin 1932 (≈ 1932)
Inscrit à l’Inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Marie-Madeleine (cad. AB 45) : inscription par arrêté du 13 juin 1991
Personnages clés
| Jean Richepin - Romancier et mécène |
Finança la reconstruction du clocher en 1912. |
| Jacques Loire - Artisan verrier |
Auteur des vitraux modernes de l’église. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie-Madeleine de Montchauvet, située dans les Yvelines, trouve ses origines au XIIe siècle. Une première église dédiée à saint Fiacre y fut érigée dès 1137, suivie par la construction du chœur et de la nef aux XIIe et XIIIe siècles. Le portail roman, ajouté ultérieurement, témoigne de cette période médiévale. L’édifice fut ensuite dédié à sainte Marie-Madeleine après la destruction partielle de l’église initiale.
En 1909, un ouragan endommagea gravement le clocher primitif, déjà fragilisé. Le maire de Montchauvet, avec l’aval du sous-préfet de Mantes, décida de le faire dynamiter le 25 mai 1910, provoquant l’effondrement de la voûte de la nef. Cet acte, qualifié de « vandalisme » par le romancier Jean Richepin, déclencha une polémique. Ce dernier finança la reconstruction du clocher et de la tour en 1912, bien que la nef continuât de se dégrader par la suite. Aujourd’hui, seuls les murs latéraux de la nef subsistent, et le culte est célébré dans le transept et le chœur.
Le portail nord, de style roman, fut inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 3 juin 1932. Les vitraux contemporains, œuvre de Jacques Loire, ajoutent une touche artistique moderne à cet édifice marqué par l’histoire. L’église, propriété de la commune, conserve également des fonts baptismaux du XIIIe siècle, classés pour leur décor en bas-relief.
La construction initiale de l’église s’inscrit dans le contexte de la ville neuve créée par Louis VI et le Comte de Montfort au XIIe siècle. Son clocher, reconstruit au début du XXe siècle après l’explosion de 1910, illustre les défis de préservation du patrimoine face aux aléas naturels et aux décisions humaines.