Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-l'Évêque dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art roman languedocien Eglise Renaissance et néo-Renaissance

Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-l'Évêque

  • 1 Rue Droite
  • 34120 Nézignan-l'Évêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
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Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Église Sainte Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
Crédit photo : Fagairolles 34 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
848
Première mention écrite
1173
Protection royale
XIIe siècle
Construction initiale
XIVe siècle
Ajout des chapelles
XVe ou XVIe siècle
Nouvelles chapelles latérales
XVIIe siècle
Tribune en pierre
1er quart XVIIIe siècle
Portail refait
XIXe siècle
Ajout de la sacristie
1953
Inscription du portail
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le portail, y compris la porte en bois sculpté : inscription par arrêté du 23 avril 1953

Personnages clés

Louis le Jeune Roi ayant accordé un diplôme de protection à l'église en 1173.

Origine et histoire de l'Église Sainte Marie-Madeleine

L'église Sainte-Marie-Madeleine, de style roman, se situe à Nézignan-l'Évêque (Hérault, Occitanie). Le lieu est mentionné dans le cartulaire épiscopal d'Agde sous les noms Nasinianum villa en 848 et Castrum Nazinianum en 1173, date à laquelle le roi Louis le Jeune accorda à l'évêque d'Agde un diplôme plaçant l'église sous sa protection et confirmant ses biens, dont l'alleu de Nézignan avec son château. Le développement du village et la présence d'une résidence épiscopale expliquent la construction d'une paroisse de grandes dimensions, constamment enrichie par des campagnes successives. L'édifice primitif, de facture romane, remonte probablement au XIIe siècle : il comportait à l'origine une nef de trois travées, une travée de chœur et une abside semi-circulaire. Au cours du XIVe siècle furent ajoutées quatre chapelles latérales, disposées deux à deux au droit du chœur et de la première travée, et le clocher avec sa tourelle paraît appartenir à cette même phase, malgré des modifications ultérieures de la voûte et de la tour. Une campagne ultérieure, située au XVe ou au début du XVIe siècle, a livré deux nouvelles chapelles latérales, l'une au nord, l'autre au sud, appuyées par un contrefort oblique et ornées d'une clé de voûte à monogramme ; la voûte du porche semble également dater de cette période. Au XVIIe siècle on exécuta une tribune en pierre et on releva la partie supérieure du clocher, travaux qui auraient pu s'achever vers 1650. Le portail, refait au XVIIIe siècle et décoré de scènes portant sur la vie de Marie-Madeleine, ainsi que la rampe en ferronnerie du petit escalier de la chaire, datent de la même époque ; le portail fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 23 avril 1953. Le XIXe siècle a ajouté une sacristie et une vaste chapelle transversale qui rompent la symétrie de l'ensemble.

Le chevet roman est un demi-cercle en pierre de taille, monté en grand appareil selon l'opus monspeliensis, et couvert de tuiles ; il présente une corniche débordante portée par modillons sculptés décorés de motifs géométriques tels que croix, damier, boules, fleurs stylisées et rouleaux. Ce chevet est en partie masqué par la sacristie postérieure et est dominé par un clocher carré muni d'un parapet et surmonté d'une flèche octogonale, attribuée probablement au XVe siècle. L'intérieur conserve une nef romane voûtée en berceau, soutenue par puissants arcs-doubleaux, et une abside en cul-de-four percée de trois baies cintrées à colonnettes, dont deux sont obturées par la sacristie. Le porche roman d'origine est dissimulé par le portail du XVIIIe siècle, qui constitue paradoxalement le seul élément de l'église bénéficiant d'une protection ; ce portail est encadré de pilastres cannelés couronnés de chapiteaux à feuilles d'acanthe, présente des piédroits et un linteau à bossages, et porte un entablement orné de rinceaux et de denticules, surmonté d'un fronton courbe abritant un bas-relief. Ainsi, l'édifice témoigne de campagnes de construction et de transformation qui s'étendent du roman primitif aux remaniements modernes.

Liens externes