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Église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château

    Rue de l'Église
    11190 Rennes-le-Château
Propriété de la commune
Église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château
Église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château
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Église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château
Église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château
Crédit photo : Zartosht - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1800
1900
2000
XIe siècle
Origine probable
1185
Première mention écrite
1886
Début des restaurations
1896-1897
Commandes de mobilier
26 juillet 1994
Classement monument historique
23 avril 2017
Acte de vandalisme
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 8) : inscription par arrêté du 26 juillet 1994

Personnages clés

Bérenger Saunière - Curé de Rennes-le-Château Restaure l’église, découvre des parchemins
Léon XIII - Pape (1878-1903) Armoiries sur le tympan
Henri Feur - Maître-verrier Auteur des vitraux
Gérard de Sède - Auteur (*L’Or de Rennes*) Interprète les symboles en 1956
Caminade - Architecte Conseille Saunière pour les travaux

Origine et histoire

L’église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château, située dans le département de l’Aude en Occitanie, remonte probablement au XIe siècle, bien que sa construction soit principalement associée au XIIe siècle. À l’origine chapelle des comtes du Razès, elle est mentionnée pour la première fois en 1185 dans les archives de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce monument, seul vestige du comté historique du Razès, illustre l’influence des seigneurs locaux, fondateurs de monastères en Catalogne et dans la région.

Partiellement détruite pendant les guerres de Religion, l’église tombe en ruine au XIXe siècle avant d’être restaurée à partir de 1886 par l’abbé Bérenger Saunière. Ce dernier y découvre des parchemins et un tombeau, alimentant la légende d’un trésor caché. Les travaux, menés avec l’architecte Caminade à partir de 1897, transforment radicalement l’édifice : décors sulpiciens, mobilier commandé à la fabrique Giscard (statues, chemin de croix), et un dallage en échiquier interprété comme un symbole ésotérique. Le tympan, orné d’inscriptions latines et de la statue de Marie-Madeleine, ainsi que la présence du démon Asmodée soutenant le bénitier, renforcent son mystère.

L’église est classée monument historique en 1994, mais subit un acte de vandalisme en 2017 : une femme masquée dégrade plusieurs éléments, dont la statue d’Asmodée et un bas-relief, en lien avec un contexte politique international. L’édifice conserve aujourd’hui son décor peint de 1897 (voûte céleste, médaillons, frises) et son mobilier d’origine, tandis que son extérieur, moins transformé, garde des traces médiévales comme les bandes lombardes et le clocher à baies géminées. Les théories sur un trésor caché, liées à des symboles occultes ou francs-maçons, continuent d’alimenter son aura énigmatique.

Architecturalement, l’église se compose d’une nef unique voûtée en berceau, d’un chevet semi-circulaire et d’un clocher médiéval. Les cloisons en brique du XIXe siècle, couronnées de créneaux, masquent les irrégularités de la structure primitive. À l’intérieur, les peintures murales, les statues (dont celles de saint Roch, sainte Germaine, ou saint Antoine) et les vitraux d’Henri Feur créent une atmosphère à la fois religieuse et mystérieuse. Le presbytère, accolé à la façade, et les inscriptions latines du tympan (comme Terribilis est locus iste) ajoutent à son caractère unique.

Le mobilier, acquis auprès de la fabrique Giscard entre 1896 et 1897, inclut des statues de saints (Saint-Joseph, Vierge à l’Enfant, Saint-Béranger) et un autel roman en terre cuite surmonté d’une voûte étoilée. La fresque du Mont des béatitudes et le chemin de croix, interprétés comme des indices cryptés, reflètent l’influence de Saunière, dont les liens supposés avec des milieux occultistes ou rosicruciens nourrissent encore les spéculations. L’église, propriété de la commune, reste un lieu de visite majeur, mêlant patrimoine religieux et légende.

Liens externes