L'église Sainte-Marie-Madeleine de Soulomès est un monument historique dont la construction s'échelonne du XIIe au XVIe siècle. Elle se caractérise par une architecture composite, marquée par des reconstructions successives. La nef romane, partie la plus ancienne, est désaxée par rapport au porche ouest, reconstruit en 1802. Une tour-clocher imposante domine l'édifice, dont le rez-de-chaussée sert de porche. Les élévations latérales révèlent trois phases de construction distinctes, avec des traces de corbeaux et consoles conservées à mi-hauteur.
Au XIVe siècle, une nef et un chœur terminés par un mur droit furent ajoutés, élargissant l'édifice. Des chapelles latérales, dont certaines datent du XVe siècle, complètent la structure. Le chevet, de plan carré, est voûté d'ogives aux profils variés (tore à listel ou double gorge), révélant deux campagnes de travaux majeures. La chapelle nord-est, ajoutée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, condamna une fenêtre de la chapelle nord-ouest, tandis que les peintures murales, réalisées en deux campagnes au XVIe siècle, ornent le chœur et la nef.
L'église, initialement dépendante de l'abbaye de Marcilhac, fut cédée entre 1250 et 1280 à la commanderie hospitalière d'Espédaillac, devenant la résidence du commandeur à partir de 1315. Les Hospitaliers modifièrent probablement l'édifice, mais les reconstructions post-guerre de Cent Ans (XVe–XVIe siècles) en transformèrent profondément l'aspect. La tour-clocher, partiellement romane, fut entièrement reconstruite au début du XIXe siècle, comme l'indique le portail daté de 1802. Les peintures murales, représentant des scènes religieuses et un hommage d'un chevalier de Malte, témoignent de son riche passé.
Le presbytère, datant du XVe siècle, conserve un grenier en pans de bois et une couverture en lauzes. Les armoiries sculptées sur les clefs de voûte et le décor du chœur pourraient, une fois identifiées, préciser les commanditaires et les datations. Classée Monument Historique en 1944 (après une première inscription partielle en 1925), l'église illustre l'évolution architecturale et religieuse de la région, mêlant héritage roman, gothique et modifications modernes.