Frise chronologique
Xe siècle
Chapelle primitive
Chapelle primitive
Xe siècle (≈ 1050)
Emplacement originel d’une chapelle.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Période présumée de l’édifice actuel.
22 octobre 1913
Classement MH
Classement MH
22 octobre 1913 (≈ 1913)
Protection au titre des monuments historiques.
1984
Restauration et vitraux
Restauration et vitraux
1984 (≈ 1984)
Découverte du plan roman, installation vitraux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 22 octobre 1913
Personnages clés
| Frère Éric (Éric de Saussure) - Artiste verrier |
Créateur des vitraux modernes (1984). |
| Frère Roger - Fondateur de Taizé |
Enterré dans le cimetière adjacent. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Marie-Madeleine de Taizé, implantée dans le département de Saône-et-Loire, trouve ses origines à l’emplacement d’une chapelle primitive du Xe siècle. Aujourd’hui ouverte aux cultes catholique et protestant, elle fut restaurée en 1984, révélant son plan roman typique du Mâconnais : nef unique, clocher carré et abside semi-circulaire. Cette restauration permit aussi l’installation de vitraux modernes créés par Éric de Saussure, dit frère Éric, membre emblématique de la communauté de Taizé.
Classée monument historique le 22 octobre 1913, l’église fut signalée dès 1912 par l’académie de Mâcon comme un édifice prioritaire à protéger, parmi les 12 monuments les plus anciens et remarquables de l'arrondissement. Son architecture, marquée par des baies étroites et un plan sobre, reflète l’héritage roman, tandis que ses vitraux abstraits côtoient des représentations religieuses comme saint François d’Assise ou l’Agneau mystique.
Lieu de mémoire et de spiritualité, l’église est indissociable de la communauté de Taizé, fondée au XXe siècle. Le cimetière adjacent abrite la tombe du frère Roger, fondateur de la communauté, devenue un lieu de pèlerinage. Cette dualité entre patrimoine médiéval et vie spirituelle contemporaine fait de l’édifice un symbole d’ouverture et de dialogue interconfessionnel.
Administrativement, l’église relève de la paroisse Saint-Augustin-en-Nord-Clunisois, rattachée au diocèse d’Autun. Sa protection en 1913 souligna son importance historique, tandis que les vitraux de frère Éric, réalisés dans un style abstrait, illustrent l’évolution artistique et spirituelle du site au fil des siècles.