Frise chronologique
2 juin 1474
Fondation de l'église
Fondation de l'église
2 juin 1474 (≈ 1474)
Initiée par Jean de Bourbon sur terrain canonial.
5 décembre 1487
Érection en paroisse
Érection en paroisse
5 décembre 1487 (≈ 1487)
Division de Saint-Martin et ajout de l’abside.
1523
Chapelle Maslon
Chapelle Maslon
1523 (≈ 1523)
Fondée par Jacques Maslon, seigneur de Jupeaux.
1580
Ajout du bas-côté nord
Ajout du bas-côté nord
1580 (≈ 1580)
Prolongement de la chapelle Maslon.
1795
Rachat par les paroissiens
Rachat par les paroissiens
1795 (≈ 1795)
Sauvegarde après usage comme magasin révolutionnaire.
2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2000 (≈ 2000)
Inscription par arrêté du 24 janvier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AP 397) : inscription par arrêté du 24 janvier 2000
Personnages clés
| Jean de Bourbon - Comte de Vendôme |
Fonda l’église en 1474. |
| Jacques Maslon - Seigneur de Jupeaux |
Fonda la chapelle en 1523. |
| Lucien-Léopold Lobin - Maître-verrier (XIXe) |
Auteur des vitraux avec Florence. |
| Jean-Prosper Florence - Maître-verrier (XIXe) |
Successeur de Lobin pour les vitraux. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie-Madeleine de Vendôme, dite église de la Madeleine, fut fondée le 2 juin 1474 sur un terrain cédé par les chanoines de Saint-Georges, à l’initiative du comte Jean de Bourbon. Ce premier édifice, une nef simple de 42 m de long, remplaça des maisons détruites dans la rue Saint-Jacques. Simple succursale de l’église Saint-Martin, elle devint paroisse indépendante le 5 décembre 1487, entraînant la division de la paroisse originelle et l’ajout d’une abside polygonale ainsi que l’achèvement du clocher.
Au XVIe siècle, l’église s’enrichit d’un bas-côté nord (1580) et de la chapelle Maslon (1523), fondée par Jacques Maslon, seigneur de Jupeaux. Quatre chapelles peu profondes furent ajoutées au sud au début du XVIIe siècle, suivies d’une sacristie en 1680. Pendant la Révolution, l’édifice servit de magasin à bois avant d’être rachetée en 1795 par des paroissiens pour éviter sa profanation. Elle retrouva son statut cultuel sous le Concordat.
L’architecture gothique flamboyant de l’église se distingue par son clocher de 25 m à flèche polygonale, son abside voûtée de liernes et tiercerons, et ses baies à remplages complexes. Les agrandissements ultérieurs (XIXe siècle) inclurent des chapelles sud et une tribune pour l’orgue. Les vitraux des XIXe siècle, œuvres des ateliers Lobin, Florence, Fournier et Lorin, illustrent l’art religieux de l’époque et intègrent des panneaux du XVe siècle issus de la chapelle Malon.
Classée parmi les monuments historiques en 2000, l’église témoigne du mécénat des comtes de Vendôme et de l’évolution architecturale locale, du gothique flamboyant aux ajouts classiques. Son clocher, élégant et visible dans le paysage urbain, rappelle celui de l’abbatiale, tandis que ses décors peints et sculptés (1878–1895) soulignent son rôle central dans la vie religieuse vendômoise.