Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Édifice roman à vaisseau unique.
XIIIe siècle
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle
XIIIe siècle (≈ 1350)
Chapelle de la Vierge au sud.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Croix gothique
Croix gothique
Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Classée monument historique en 1926.
Après la guerre de Cent Ans (XVe-XVIe siècle)
Rénovations gothiques
Rénovations gothiques
Après la guerre de Cent Ans (XVe-XVIe siècle) (≈ 1650)
Chœur flamboyant et bas-côté sud.
14 décembre 1979
Classement MH
Classement MH
14 décembre 1979 (≈ 1979)
Inscription aux monuments historiques.
Années 1990
Restauration partielle
Restauration partielle
Années 1990 (≈ 1990)
Travaux sur nef et bas-côté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Marie-Madeleine (cad. 1972 AB 82) : inscription par arrêté du 14 décembre 1979
Personnages clés
| Famille de Guiry - Seigneurs locaux |
Nommaient les curés de la paroisse. |
| Jehan du Perchay - Seigneur présumé |
Mentionné sur une dalle funéraire. |
| Isabeau du Perchay - Héritière de la seigneurie |
Porta la seigneurie à la famille. |
| Bernard Duhamel - Historien de l'art |
A étudié l'architecture de l'église. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Marie-Madeleine du Perchay, située dans le Val-d'Oise en Île-de-France, est un édifice religieux dont les origines remontent à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. À l'origine, elle se présentait comme une église romane à vaisseau unique, dont subsistent aujourd'hui la nef avec son portail et la base du clocher. Ces éléments, bien que modifiés, conservent des traces de leur style initial, comme les vestiges de fenêtres romanes et les chapiteaux sculptés. La structure a été profondément transformée au fil des siècles, notamment par l'ajout d'une chapelle gothique au XIIIe siècle et d'un chœur flamboyant après la guerre de Cent Ans.
La nef, initialement dépourvue de bas-côté, en a reçu un au sud à la période gothique flamboyante, tandis que le clocher a été surélevé et remanié. Les voûtes, les fenêtres et les arcades ont été repercées ou reconstruites, reflétant les évolutions stylistiques et les besoins liturgiques. L'église a été inscrite aux monuments historiques en 1979, et des restaurations ont été menées dans les années 1990, bien que certaines parties, comme le chœur, restent aujourd'hui en état de dégradation avancée.
Le mobilier de l'édifice inclut des éléments classés, comme une dalle funéraire du XVe siècle et une statue de sainte Catherine du XVIe siècle. Ces objets, ainsi que les fonts baptismaux et les verrières du XIXe siècle, illustrent la richesse historique et artistique du lieu. L'église, bien que toujours affiliée à la paroisse d'Avernes et Marines, n'accueille plus que deux messes annuelles, témoignant de son rôle désormais plus patrimonial que cultuel.
À l'extérieur, le portail roman, partiellement altéré, et la croix gothique flamboyante du XVe ou XVIe siècle, classée depuis 1926, complètent l'ensemble monumental. Ces éléments, associés à l'architecture sobre mais caractéristique du Vexin français, font de cette église un exemple représentatif du patrimoine religieux rural d'Île-de-France.
L'histoire de la paroisse, liée à la seigneurie locale de la famille de Guiry, et les transformations successives de l'édifice reflètent les bouleversements politiques et religieux, de l'Ancien Régime à la Révolution française. Le rattachement progressif aux diocèses de Versailles puis de Pontoise marque également son évolution institutionnelle au fil des siècles.