Frise chronologique
1184
Première mention écrite
Première mention écrite
1184 (≈ 1184)
Dépendance de l’abbaye de Vabres
XIIe siècle
Construction du chevet
Construction du chevet
XIIe siècle (≈ 1250)
Abside en hémicycle et travée droite
XIXe siècle
Ajout du plafond
Ajout du plafond
XIXe siècle (≈ 1865)
Plafond plat en plâtre dissimulant la charpente
2020
Réouverture de la baie axiale
Réouverture de la baie axiale
2020 (≈ 2020)
Baie du chevet remise au jour
2022
Restauration du clocher
Restauration du clocher
2022 (≈ 2022)
Toit en pavillon refait
14 février 2024
Classement monument historique
Classement monument historique
14 février 2024 (≈ 2024)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église Sainte-Marie-Magdeleine, le mur de clôture du cimetière et le sol des parcelles 722 et 723 ainsi que l’espace à l’avant de la façade sud de l’église correspondant au carrefour (non cadastré), en totalité, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, figurant au cadastre section A sur les parcelles 722 et 723, situés à Marnhagues : inscription par arrêté du 14 février 2024
Personnages clés
| Jacques Bousquet - Historien local |
A mentionné la chapelle en 1184 (1994) |
Origine et histoire
L’église Sainte-Marie-Magdeleine de Marnhagues-et-Latour, située à 500 mètres au sud du hameau sur le causse du Larzac, est un édifice modeste aux origines médiévales. Sa nef rectangulaire (7,70 m x 4,50 m), couverte de tuiles, contraste avec son chevet en hémicycle plus étroit, construit au XIIe siècle en grès appareillé et couvert de lauzes. Quatre contreforts soutiennent l’abside, tandis que trois baies en plein cintre, dont une murée puis rouverte en 2020, éclairent l’espace. Le clocher quadrangulaire, restauré en 2022, domine une structure où se mêlent maçonneries régulières (chevet, 1er niveau du clocher) et irrégulières (nef, niveaux supérieurs).
La chapelle est mentionnée pour la première fois en 1184 comme dépendance de l’abbaye de Vabres, selon les travaux de Jacques Bousquet (1994). La paroisse de Marnhagues, isolée et en déclin, fut rattachée sous l’Ancien Régime à celle de Saint-Maurice-de-Sorgues, reflétant la désertification progressive des zones rurales du Larzac. Le portail sud, orné de boutons sculptés et de chapiteaux endommagés (palmettes et entrelacs), pourrait ne pas être à son emplacement d’origine en raison des différences d’appareil avec le mur. À l’intérieur, un arc triomphal en plein cintre sépare la nef charpentée (plafond plat du XIXe siècle) du chœur surélevé, voûté en berceau et clos par une balustrade en pierre.
Classée monument historique le 14 février 2024, l’église inclut dans sa protection le mur de clôture du cimetière et les parcelles adjacentes. Propriété communale, elle conserve des traces d’aménagements successifs, comme une litre funéraire peinte sur le mur nord ou une baie ouest murée. Son isolement géographique, accessible par un étroit chemin de pierre, et sa simplicité architecturale en font un témoignage rare de l’art roman rural en Occitanie. Les restaurations récentes (clocher, baie axiale) visent à préserver ce patrimoine lié à l’histoire monastique et paysanne du Larzac.