Église Sainte-Marthe de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art roman provençal

Église Sainte-Marthe de Tarascon

  • 1 Place de la Concorde
  • 13150 Tarascon
Église Sainte-Marthe de Tarascon
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Église Sainte-Marthe de Tarascon
Crédit photo : Claude - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1900
2000
1er juin 1197
Consécration de l'église
XIe et XIIe siècles
Construction initiale
XIVe siècle
Reconstruction de l'édifice
1482
Élévation au rang de collégiale royale
1944
Endommagement et restauration
1970
Reconstruction du clocher
1979
Réaménagement de l'église basse
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Sainte-Marthe : classement par liste de 1840

Personnages clés

Marthe de Béthanie Sainte en l'honneur de qui l'église a été érigée.
Imbert d'Eyguières Archevêque d'Arles qui a consacré l'église en 1197.
Rostaing de Marguerite Évêque d'Avignon ayant assisté à la consécration de l'église.
Louis XI Roi de France ayant élevé le sanctuaire au rang de collégiale royale.
Édouard Corroyer Architecte ayant dessiné le portail méridional en 1888.
Jean-Baptiste Reynaud Premier archiprêtre de Tarascon après la restauration du culte en 1802.

Origine et histoire de l'Église Sainte-Marthe

La collégiale royale Sainte-Marthe est une église romane située à Tarascon, dans les Bouches‑du‑Rhône, en région Provence‑Alpes‑Côte d'Azur. Elle a été érigée aux XIe et XIIe siècles en l'honneur de Marthe de Béthanie, venue de Palestine avec les Trois Maries et réputée pour avoir dompté la Tarasque qui terrorisait la population. L'édifice a été consacré le 1er juin 1197 par Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, assisté de Rostaing de Marguerite, évêque d'Avignon. Il a été reconstruit au XIVe siècle et remanié aux XVe et XVIIe siècles; endommagé en 1944, il a ensuite fait l'objet de travaux de restauration. Le sanctuaire, dont la crypte renferme le tombeau de sainte Marthe, a été élevé au rang de collégiale royale par Louis XI en 1482. La collégiale figure sur la liste des monuments historiques de 1840. Le clocher, bombardé en 1944, a été reconstruit à l'identique en 1970 et, en 1979, l'église basse a été entièrement débaroquisée et réaménagée sur ordre des Monuments historiques.

L'architecture romane provençale de l'église se manifeste particulièrement au niveau du portail méridional et de la fausse galerie qui le surmonte, dont la décoration s'inspire de l'antique. Le portail du XIIe siècle présente des frises d'oves sur l'archivolte et un entablement à l'antique orné d'une frise de feuilles d'acanthe au‑dessus des chapiteaux. La fausse galerie est composée de pilastres cannelés, de colonnes au fût rond ou polygonal et de chapiteaux à feuilles d'acanthe, avec des rosaces sous la galerie. Elle repose sur des modillons sculptés, ornés d'aigles, de têtes d'ânes et de béliers, et ses extrémités sont soutenues par deux colonnettes appuyées sur des têtes de bovidés. Le portail méridional a été dessiné en 1888 par Édouard Corroyer.

La crypte, remaniée au XVIIe siècle, contient un autel préroman ainsi que le mausolée de sainte Marthe. L'orgue Boisselin‑Moitessier a vu se succéder plusieurs grands facteurs provençaux — Marchand, Boisselin, les Isnard et Moitessier — et son buffet est considéré comme l'un des plus beaux buffets Louis‑XIV de Provence; il est en outre le seul buffet polychrome connu du facteur Charles Boisselin. Ce buffet est classé Monument Historique au titre d'immeuble par destination sur la liste de 1840.

Depuis la restauration du culte en 1802, l'archiprêtré de Tarascon a été occupé successivement par Jean‑Baptiste Reynaud (1802‑1833), Honoré Bondon, chanoine (1833‑1882), puis par Henri Eisseris en 1882 (nomination non agréée par le gouvernement), André‑Noël Michel, chanoine (1882‑1889), Barthélemy Bastard, chanoine (1889‑1907), Antoine Prat, chanoine (1907‑1937), Léon Reynaud, chanoine (1937‑1956), Pierre‑Marie Boulat, chanoine (1956‑1974), Jean Esparvier (1974‑1992), Bernard Wauquier (1992‑1998), Michel Cicculo (1998‑2014) et Michel Savalli depuis 2014.

Liens externes