Frise chronologique
1er juin 1197
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1er juin 1197 (≈ 1197)
Par Imbert d’Eyguières, archevêque d’Arles.
XIe–XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Édification romane en hommage à sainte Marthe.
1482
Élévation en collégiale royale
Élévation en collégiale royale
1482 (≈ 1482)
Par Louis XI, renforçant son prestige.
XIVe–XVIIe siècles
Reconstructions et remaniements
Reconstructions et remaniements
XIVe–XVIIe siècles (≈ 1750)
Modifications architecturales majeures.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés en France.
1944
Destruction partielle
Destruction partielle
1944 (≈ 1944)
Bombardements alliés endommagent clocher et voûtes.
1968–1971
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1968–1971 (≈ 1970)
Restitution à l’identique après effondrement.
1979
Débaroquisation de l’église basse
Débaroquisation de l’église basse
1979 (≈ 1979)
Réaménagement ordonné par les Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Marthe : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Martha de Béthanie (sainte Marthe) - Figure biblique et patronne locale |
Légende liée à la Tarasque, tombeau dans la crypte. |
| Imbert d'Eyguières - Archevêque d’Arles |
Consacre l’église en 1197. |
| Rostaing de Marguerite - Évêque d’Avignon |
Assiste à la consécration de 1197. |
| Louis XI - Roi de France |
Élève l’église en collégiale royale (1482). |
| Charles Boisselin - Facteur d’orgues |
Auteur du buffet Louis-quatorzien classé. |
Origine et histoire
La collégiale royale Sainte-Marthe est une église romane érigée aux XIe et XIIe siècles à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, en hommage à Martha de Béthanie, figure biblique associée à la légende locale de la Tarasque, monstre dompté selon la tradition. L’édifice, consacré en 1197 par l’archevêque d’Arles Imbert d’Eyguières et l’évêque d’Avignon Rostaing de Marguerite, fut profondément remanié aux XIVe, XVe et XVIIe siècles, avant d’être endommagé en 1944 lors des bombardements alliés.
Classée monument historique dès 1840 (première liste française), la collégiale abrite une crypte pré-romane contenant le mausolée de sainte Marthe. Son clocher, détruit en 1944, fut reconstruit à l’identique entre 1968 et 1971, tandis que la nef centrale fut entièrement restaurée. L’église basse, débaroquisée en 1979, et son orgue Boisselin-Moitessier (buffet Louis-quatorzien polychrome classé) témoignent de son riche patrimoine artistique.
L’architecture roman provençale du monument se distingue par des éléments antiques, comme les modillons du portail méridional (têtes d’ânes, aigles, béliers) ou les colonnettes supportées par des têtes de bovidés. La collégiale, élevée au rang de royale par Louis XI en 1482, illustre aussi l’importance cultuelle de sainte Marthe, patronne locale dont la légende fonda l’identité de Tarascon.
Propriété communale, l’église reste un lieu de culte actif depuis la restauration du culte en 1802, tout en étant un symbole du patrimoine religieux et historique de la Provence. Son classement précoce et ses reconstructions successives reflètent son rôle central dans la mémoire collective et l’art sacré régional.