Appareil en feuilles de fougères XIe siècle (≈ 1150)
Face sud avec un appareil irrégulier dit « en feuilles de fougères ».
XIVe siècle
Abandon du prieuré
Abandon du prieuré XIVe siècle (≈ 1450)
Le prieuré établi par l'abbaye Saint-Mélaine de Rennes est abandonné.
XVe siècle
Ajouts architecturaux
Ajouts architecturaux XVe siècle (≈ 1550)
Construction de la porte ouest et de la chapelle sud-est.
1597
Saccage par les Ligueurs
Saccage par les Ligueurs 1597 (≈ 1597)
La paroisse est saccagée par les Ligueurs.
XVIe siècle
Chapelles neuves
Chapelles neuves XVIe siècle (≈ 1650)
Édification des deux chapelles accolées au nord.
XVIIe siècle
Travaux majeurs
Travaux majeurs XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction du clocher en charpente et reconstruction du chœur.
1793
Combat de chouannerie
Combat de chouannerie 1793 (≈ 1793)
Affrontement entre paysans et gardes nationaux près de l'édifice.
1968
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1968 (≈ 1968)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 199) : inscription par arrêté du 20 septembre 1968
Origine et histoire de l'Église Sainte-Mélaine et la Croix du cimetière
L'église Sainte-Mélaine de Pacé (Ille-et-Vilaine) dépendait dès 1152 de l'abbaye Saint-Mélaine de Rennes, qui y avait établi un prieuré sans doute abandonné au début du XIIIe siècle. La paroisse fut saccagée en 1597 par les Ligueurs et, en 1793, un combat de chouannerie opposa paysans et gardes nationaux près de l'édifice. L'édifice primitif comportait une nef à laquelle furent ajoutées ultérieurement deux chapelles formant un transept. Le pignon ouest est percé d'une porte du XVe siècle, flanquée de quatre colonnettes dont les chapiteaux à décor de feuillage sont séparés par des têtes humaines. La face sud présente un appareil irrégulier dit « en feuilles de fougères » qui pourrait remonter au XIe siècle ; on y repère aussi des vestiges romans en arêtes de poisson. Le chœur, daté de 1656, est coiffé d'un petit clocheton carré. Au XVe siècle datent la porte ouest et la chapelle sud‑est, appelée successivement de La Touche Milon puis de la Rossignolière, tandis qu'au XVIe siècle furent élevées les deux chapelles accolées au nord, dites « chapelles neuves ». Une importante campagne de travaux au XVIIe siècle vit l'édification d'un clocher en charpente en 1647 et la reconstruction complète du chœur, prolongé d'une sacristie à étage en 1656. Au XIXe siècle, la chapelle sud‑est fut doublée à l'ouest par un pastiche pour équilibrer les chapelles nord ; la porte ancienne, dont le tympan porte les armoiries bûchées des seigneurs de La Touche Milon, fut alors transférée dans le mur ouest des chapelles nord, et l'ancienne porte sud de la nef remployée dans le mur ouest de la nouvelle chapelle. Le porche d'entrée sur le pignon ouest, la façade sud et le chœur surmonté de son clocheton constituent les éléments architecturaux remarquables de l'édifice. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 20 septembre 1968.