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Frise chronologique
XIe siècle
Construction primitive
Construction primitive
XIe siècle (≈ 1150)
Église originale ordonnée par l’évêque de Toul
1773
Bénédiction de Marie-Jeanne
Bénédiction de Marie-Jeanne
1773 (≈ 1773)
Plus ancienne cloche conservée
début XVIIIe siècle (après 1712)
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
début XVIIIe siècle (après 1712) (≈ 1804)
Nef et chœur rebâtis par Pederay et Francin
1809
Fonte de Marie-Françoise
Fonte de Marie-Françoise
1809 (≈ 1809)
Plus petite des trois cloches
1835
Agrandissement du chœur
Agrandissement du chœur
1835 (≈ 1835)
Attesté par une pierre commémorative
1862
Création de Jean-Baptiste
Création de Jean-Baptiste
1862 (≈ 1862)
Cloche électrifiée en 1938
1958
Tempête de grêle
Tempête de grêle
1958 (≈ 1958)
Destruction partielle des vitraux
fin des années 1980
Rénovation finale
Rénovation finale
fin des années 1980 (≈ 1980)
Restauration donnant l’aspect actuel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre Pederay - Maître maçon |
Responsable de la reconstruction (début XVIIIe) |
| François Francin - Maître maçon tailleur de pierres |
Cofacteur de la reconstruction (début XVIIIe) |
| Évêque de Toul (XIe siècle) - Commanditaire présumé |
Ordonna la construction primitive |
Origine et histoire
L’église Sainte-Menne trouve ses origines au XIe siècle, lorsque l’évêque de Toul ordonna sa construction lors de l’érection de Deycimont en paroisse. Dédiée à sainte Menne, son emplacement exact reste incertain, bien que l’hypothèse d’une localisation inchangée soit privilégiée. Ce premier édifice, aujourd’hui disparu, marqua la fondation religieuse du village dans un contexte médiéval où les églises paroissiales structuraient la vie communautaire autour de la foi et des activités agricoles locales.
La reconstruction majeure intervint au début du XVIIIe siècle, achevée après 1712 sous la direction de deux maîtres maçons : Pierre Pederay, d’origine italienne, et François Francin, spécialiste de la taille de pierre. Ce chantier donna à l’église son aspect actuel, caractérisé par une nef unique en « église-salle » et un chœur surélevé, reflétant les canons architecturaux baroques de l’époque. Le chœur fut ultérieurement agrandi en 1835, comme l’atteste une pierre commémorative intégrée à la structure.
Les vicissitudes du XXe siècle marquèrent profondément le monument : les bombardements de la Seconde Guerre mondiale et une tempête de grêle en 1958 endommagèrent les vitraux, contraignant à leur remplacement. Une dernière campagne de rénovation, menée à la fin des années 1980, restaura l’édifice et lui conféra son apparence contemporaine. Ces interventions successives illustrent les efforts continus pour préserver ce patrimoine, tout en adaptant ses fonctions aux besoins liturgiques et communautaires.
Le mobilier de l’église inclut un reliquaire abritant des fragments attribués à sainte Menne, soulignant la persistance du culte local. Les trois cloches, nommées Marie-Jeanne (1773), Marie-Françoise (1809) et Jean-Baptiste (1862, électrifiée en 1938), rythment depuis des siècles la vie du village. Leur présence témoigne de la dimension sonore et symbolique de l’édifice, ancré dans les traditions religieuses et les repères temporels de la communauté.
Architecturalement, l’église se distingue par son clocher à trois niveaux, percé de baies géminées et coiffé d’une flèche octogonale en ardoise, accessible par une tour d’escalier latérale. La nef, couverte de tuiles en terre cuite, et le chœur surhaussé reflètent les évolutions stylistiques et les besoins liturgiques, depuis l’époque médiévale jusqu’aux adaptations modernes. Ce mélange de simplicité rurale et d’éléments baroques en fait un exemple représentatif du patrimoine religieux lorrain.