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Église Sainte-Pétronille de La Pernelle dans la Manche

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Clocher en bâtière

Église Sainte-Pétronille de La Pernelle

    D328E1
    50630 La Pernelle
Propriété de la commune
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Église Sainte-Pétronille de La Pernelle
Crédit photo : Sky60038 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1900
2000
XIe siècle
Construction du clocher
1940-1944
Occupation allemande et bombardements
13 août 1956
Bénédiction de l’église reconstruite
5 mai 1975
Inscription du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher (cad. AM 154) : inscription par arrêté du 5 mai 1975

Personnages clés

O. Lahalle - Architecte A conçu la reconstruction de 1955.
P. Chevalley - Artiste verrier Auteur d’une verrière du XXe siècle.

Origine et histoire

L'église Sainte-Pétronille de La Pernelle, surnommée « la vigie du Val de Saire », est perchée à 90 mètres d'altitude sur une colline de la commune, dans le département de la Manche. Ce site stratégique offre un panorama exceptionnel sur les côtes du Calvados, Barfleur, et le phare de Gatteville. Son emplacement, déjà remarquable au Moyen Âge, lui vaut ce surnom évocateur.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands y installèrent un radar Bernhard de 27 mètres, protégé par des batteries, rendant le lieu hautement stratégique. Les bombardements alliés détruisirent alors la nef de l’église, épargnant uniquement son clocher en bâtière du XIe siècle. Ce dernier, restauré, fut le point de départ de la reconstruction de l’édifice en 1955, selon les plans de l’architecte O. Lahalle. La nouvelle église fut bénie le 13 août 1956.

Le clocher, seul élément médiéval subsistant, est inscrit aux monuments historiques depuis le 5 mai 1975. L’intérieur abrite des éléments remarquables, comme une Éducation de la Vierge du XVIIe siècle, des fonts baptismaux de la même époque, et une verrière moderne signée P. Chevalley. Le cimetière adjacent conserve une épitaphe humoristique : « Ici j’attends ma femme – Le plus tard possible », reflétant un héritage culturel local.

La reconstruction d’après-guerre et la préservation partielle du patrimoine médiéval illustrent l’histoire mouvementée de ce lieu, marqué par les conflits du XXe siècle et son rôle de repère géographique et spirituel pour la communauté.

Le mobilier et les éléments architecturaux, mêlant époques médiévale, moderne et contemporaine, témoignent des strates historiques de l’édifice, tandis que sa localisation en fait un point de vue emblématique de la Normandie maritime.

Liens externes