Frise chronologique
1506
Début de la construction
Début de la construction
1506 (≈ 1506)
Lancement des travaux par le curé et le seigneur.
1551
Église inachevée
Église inachevée
1551 (≈ 1551)
Visite du vicaire Vallier exigeant l'achèvement.
1572
Dégâts des guerres de Religion
Dégâts des guerres de Religion
1572 (≈ 1572)
Procès-verbal attestant des destructions.
1639
Réparations post-conflits
Réparations post-conflits
1639 (≈ 1639)
Restauration sans voûtes par l'archiprêtre.
1877
Restauration de la voûte
Restauration de la voûte
1877 (≈ 1877)
Intervention de l'architecte Léopold Payen.
1952
Classement monument historique
Classement monument historique
1952 (≈ 1952)
Inscription officielle à l'inventaire.
2009
Dégâts par la foudre
Dégâts par la foudre
2009 (≈ 2009)
Réparations du clocher et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 1438) : inscription par arrêté du 26 mai 1952
Personnages clés
| Guillaume Péchimbert - Curé de Frégimont |
Initiateur de la construction en 1506. |
| Pierre de Montpezat - Seigneur de Frégimont |
Financeur et commanditaire partiel. |
| Vicaire Vallier - Représentant religieux |
Ordone l'achèvement en 1551. |
| Léopold Payen - Architecte |
Restaure la voûte en 1877. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Quitterie de Frégimont, située dans le Lot-et-Garonne, est une construction gothique dont les travaux débutent en 1506, sous l'impulsion du curé Guillaume Péchimbert, des paroissiens et du seigneur Pierre de Montpezat. En 1551, le vicaire Vallier constate que l'édifice est inachevé, exigeant la finalisation du clocher et des voûtes. Ce retard s'explique par les difficultés financières et techniques de l'époque, typiques des chantiers ecclésiastiques de cette période.
Pendant les guerres de Religion, l'église subit des dégâts importants, attestés par un procès-verbal de 1572. Les réparations interviennent en 1639, mais les voûtes ne sont jamais achevées. L'édifice comprend alors deux chapelles : l'une dédiée à Notre-Dame (propriété du seigneur), l'autre à saint Blaise. Ces chapelles latérales reflètent l'organisation sociale et religieuse locale, où les seigneurs financent souvent des espaces dédiés dans les églises paroissiales.
Au XIXe siècle, des restaurations sont entreprises, notamment sur les baies (fenêtres) et la voûte en 1877 par l'architecte Léopold Payen. Ces interventions visent à préserver le style gothique tardif de l'édifice, caractérisé par un clocher-mur désaxé, un porche gothique et un chœur à cinq pans. D'autres travaux suivent, comme la reprise de la toiture en 1932 et des réparations après un incendie causé par la foudre en 2009.
Classée monument historique en 1952, l'église illustre l'évolution architecturale et les aléas historiques des édifices religieux ruraux en Aquitaine. Son plan, avec une nef voûtée d'ogives et des chapelles formant un faux-transept, est représentatif des constructions du XVIe siècle dans la région, mêlant influences gothiques et adaptations locales.
Les sources historiques, comme les visites pastorales ou les transactions notariées, révèlent l'importance de l'église dans la vie communautaire. Elle sert de lieu de culte, mais aussi de symbole du pouvoir seigneurial et paroissial, comme en témoignent les chapelles privatives et les conflits autour de sa construction. Aujourd'hui, elle reste un patrimoine actif, entretenu par la commune.