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Église Sainte-Quitterie de Frégimont dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique Clocher-mur

Église Sainte-Quitterie de Frégimont

    D118
    47360 Frégimont
Propriété de la commune
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1506
Début de la construction
1551
Église inachevée
1572
Dégâts des guerres de Religion
1639
Réparations post-conflits
1877
Restauration de la voûte
1952
Classement monument historique
2009
Dégâts par la foudre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 1438) : inscription par arrêté du 26 mai 1952

Personnages clés

Guillaume Péchimbert - Curé de Frégimont Initiateur de la construction en 1506.
Pierre de Montpezat - Seigneur de Frégimont Financeur et commanditaire partiel.
Vicaire Vallier - Représentant religieux Ordone l'achèvement en 1551.
Léopold Payen - Architecte Restaure la voûte en 1877.

Origine et histoire

L'église Sainte-Quitterie de Frégimont, située dans le Lot-et-Garonne, est une construction gothique dont les travaux débutent en 1506, sous l'impulsion du curé Guillaume Péchimbert, des paroissiens et du seigneur Pierre de Montpezat. En 1551, le vicaire Vallier constate que l'édifice est inachevé, exigeant la finalisation du clocher et des voûtes. Ce retard s'explique par les difficultés financières et techniques de l'époque, typiques des chantiers ecclésiastiques de cette période.

Pendant les guerres de Religion, l'église subit des dégâts importants, attestés par un procès-verbal de 1572. Les réparations interviennent en 1639, mais les voûtes ne sont jamais achevées. L'édifice comprend alors deux chapelles : l'une dédiée à Notre-Dame (propriété du seigneur), l'autre à saint Blaise. Ces chapelles latérales reflètent l'organisation sociale et religieuse locale, où les seigneurs financent souvent des espaces dédiés dans les églises paroissiales.

Au XIXe siècle, des restaurations sont entreprises, notamment sur les baies (fenêtres) et la voûte en 1877 par l'architecte Léopold Payen. Ces interventions visent à préserver le style gothique tardif de l'édifice, caractérisé par un clocher-mur désaxé, un porche gothique et un chœur à cinq pans. D'autres travaux suivent, comme la reprise de la toiture en 1932 et des réparations après un incendie causé par la foudre en 2009.

Classée monument historique en 1952, l'église illustre l'évolution architecturale et les aléas historiques des édifices religieux ruraux en Aquitaine. Son plan, avec une nef voûtée d'ogives et des chapelles formant un faux-transept, est représentatif des constructions du XVIe siècle dans la région, mêlant influences gothiques et adaptations locales.

Les sources historiques, comme les visites pastorales ou les transactions notariées, révèlent l'importance de l'église dans la vie communautaire. Elle sert de lieu de culte, mais aussi de symbole du pouvoir seigneurial et paroissial, comme en témoignent les chapelles privatives et les conflits autour de sa construction. Aujourd'hui, elle reste un patrimoine actif, entretenu par la commune.

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