Frise chronologique
XIe siècle
Construction de l'abside
Construction de l'abside
XIe siècle (≈ 1150)
Partie romane la plus ancienne.
XVe-XVIe siècles
Extension de l'édifice
Extension de l'édifice
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Nef, bas-côtés et clocher ajoutés.
1861
Fonte des cloches
Fonte des cloches
1861 (≈ 1861)
Adèle Amélie et Jeanne Emma installées.
1927
Première inscription partielle
Première inscription partielle
1927 (≈ 1927)
Protection des monuments historiques.
2009
Inscription totale
Inscription totale
2009 (≈ 2009)
Classement complet de l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. C 1247) : inscription par arrêté du 16 avril 2009
Personnages clés
| Claude Monet - Peintre impressionniste |
Enterré dans le cimetière adjacent. |
| A. Hilderrand - Fondeur de cloches |
A fabriqué les cloches en 1861. |
| Doyen Damoiseau d'Ecos - Religieux local |
A béni les cloches en 1861. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Radegonde de Giverny, d'origine romane, date principalement des XIe et XVe siècles. Son abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, est la partie la plus ancienne, ornée de modillons grotesques du XIe siècle. Le reste de l'édifice, incluant les bas-côtés éclairés par des fenêtres à meneaux Renaissance et flamboyantes, ainsi que la nef couverte d'une voûte lambrissée, remonte aux XVe et XVIe siècles. Une tourelle octogonale et un clocher à flèche octogonale complètent l'architecture, tandis que le cimetière adjacent abrite la tombe de Claude Monet et de sa famille.
L'intérieur abrite un maître-autel en bois peint du XVIIe siècle, entouré de statues et peintures des XVIIe au XIXe siècles, dont une statue de sainte Radegonde et un christ en bois daté de 1654. Les vitraux des bas-côtés représentent des figures religieuses comme la Vierge à l'Enfant et saint Roch. Les cloches, nommées Adèle Amélie et Jeanne Emma, furent fondues en 1861 par A. Hilderrand, fondeur de Napoléon III.
L'église, partiellement inscrite aux monuments historiques en 1927, a été entièrement protégée en 2009. Sa nef combine silex, calcaire et opus spicatum, tandis que le transept et le chœur hémi-cylindrique illustrent des techniques médiévales. Des fragments de statues, dont une décapitée probablement pendant la Révolution, témoignent de son histoire mouvementée.