Frise chronologique
XIe siècle
Vestiges pré-romans
Vestiges pré-romans
XIe siècle (≈ 1150)
Édifice pré-roman sur le flanc nord.
1215
Première mention écrite
Première mention écrite
1215 (≈ 1215)
Église citée dans des textes.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Façade, chevet et chapiteaux sculptés.
5 octobre 1925
Inscription partielle
Inscription partielle
5 octobre 1925 (≈ 1925)
Protection au titre des monuments historiques.
26 février 2001
Inscription du bas-côté
Inscription du bas-côté
26 février 2001 (≈ 2001)
Intérieur transformé en habitation protégé.
22 novembre 2002
Classement intégral
Classement intégral
22 novembre 2002 (≈ 2002)
Protection totale de l’édifice et du bas-côté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'intérieur du bas-côté (transformé en habitation) (cad. AE 119) : inscription par arrêté du 26 février 2001 - L'église en totalité, avec les façades et toitures du bas-côté (cad. AE 119) : classement par arrêté du 22 novembre 2002
Personnages clés
| Adam et Ève - Figures bibliques |
Représentés sur le tympan du portail. |
| Apôtres Jacques, Paul et Pierre - Pèlerins sculptés |
Figurent sur le tympan avec deux autres pèlerins. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Radegonde, située dans le bourg de Sainte-Radegonde en Gironde, est un édifice roman des XIe et XIIe siècles. Contrairement aux églises traditionnelles orientées est-ouest, celle-ci adopte une orientation sud-est/nord-ouest. Elle conserve des vestiges d’un édifice pré-roman du XIe siècle, tandis que sa façade nord-ouest, son chevet et ses chapiteaux sculptés datent du XIIe siècle. Le tympan du portail, remarquable, représente Adam et Ève près de l’arbre de la Connaissance, ainsi que les apôtres Jacques, Paul et Pierre en pèlerins, accompagnés de deux autres pèlerins.
À l’intérieur, la nef lambrissée révèle des départs de voûtes d’ogives, suggérant un projet inachevé de voûtement gothique. Le bas-côté, ajouté à la fin de l’époque gothique, a été transformé en habitation. L’église a fait l’objet de protections successives : inscription partielle en 1925, puis classement intégral en 2002, incluant les façades et toitures du bas-côté. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, tant pour son architecture romane que pour ses éléments sculptés.
L’édifice se distingue aussi par son clocher-mur, dont les chapiteaux romans n’ont subi aucune modification postérieure. Son histoire est marquée par une mention dès 1215, confirmant son ancienneté. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage architectural majeur de la région Nouvelle-Aquitaine, alliant héritage médiéval et transformations ultérieures. Son tympan, notamment, illustre des scènes bibliques et pèlerines, reflétant l’importance religieuse et culturelle du lieu au Moyen Âge.