Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XIIe siècle (≈ 1250)
Partie la plus ancienne de l'édifice.
XIIIe siècle
Construction de la nef et du clocher
Construction de la nef et du clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Campagne de travaux ultérieure.
1704
Date gravée sur le bénitier
Date gravée sur le bénitier
1704 (≈ 1704)
Témoignage d'une période plus récente.
1906
Classement de la chaire à prêcher
Classement de la chaire à prêcher
1906 (≈ 1906)
Protection du mobilier comme objet historique.
1910
Classement des deux autels
Classement des deux autels
1910 (≈ 1910)
Reconnaissance du mobilier médiéval.
1947
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1947 (≈ 1947)
Protection de l'édifice entier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Raffine de Gaujac : inscription par arrêté du 9 mai 1947
Personnages clés
| Georges Tholin - Historien de l'architecture |
A attribué l'église au Xe-XIe siècle. |
| Pierre Dubourg-Noves - Spécialiste d'art roman |
Propose une datation XIIIe-XIVe siècle. |
| Chanoine Durengues - Historien local |
Mentionne la fête de sainte Raffine. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Raffine, aussi appelée Sainte-Rafine, est une église catholique située à Frégimont, en Lot-et-Garonne. Elle est dédiée à Notre-Dame de la Nativité et à sainte Raffine, une figure mystérieuse dont l'identité pourrait être une déformation de sainte Rufine, martyre sous Dioclétien. À proximité se trouvait une source du même nom, objet d'un pèlerinage ancien.
L'édifice est considéré comme l'une des plus anciennes églises du Lot-et-Garonne, avec des éléments datant potentiellement du Xe ou XIe siècle, bien que son style rudimentaire ait suscité des débats. Le chœur, datant au moins du XIIe siècle, est la partie la plus ancienne, autrefois voûté en cul-de-four. La nef, plus récente, pourrait dater du XIIIe siècle, tout comme le clocher.
L'église abrite une chaire à prêcher classée depuis 1906, datée entre le XVe et le XVIe siècle, bien que certains auteurs la fassent remonter au XIIe ou XIIIe siècle. Deux autels du XIIe siècle, classés en 1910, et un bénitier de 1704 complètent le mobilier. L'édifice a subi des effondrements, notamment celui de la sacristie il y a soixante ans, et a été restauré il y a quinze ans.
L'église a été inscrite aux monuments historiques en 1947. Son architecture modeste, marquée par des chapiteaux romans et un portail surbaissé, reflète les débuts de l'art roman. Une croix de cimetière en fonte du XIXe siècle et un porche protégeant l'entrée complètent l'ensemble.
Les avis divergent sur sa datation : Georges Tholin la situe au Xe ou XIe siècle, évoquant un style primitif, tandis que Pierre Dubourg-Noves propose le XIIIe ou XIVe siècle, jugeant le style simplement maladroit. Ces débats soulignent l'intérêt historique de ce monument rural.