Église Sainte-Raffine de Gaujac à Frégimont dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Sainte-Raffine de Gaujac

  • D118
  • 47360 Frégimont
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Église Sainte-Raffine de Gaujac
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du chœur
XIIIe siècle
Extension de la nef
1704
Bénitier
XIXe siècle
Croix de cimetière
1947
Inscription monument historique
XVIIIIe siècle
Portail du cimetière
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Sainte-Raffine de Gaujac : inscription par arrêté du 9 mai 1947

Personnages clés

Georges Tholin Historien ayant étudié et daté l'église.
Pierre Dubourg-Noves Historien ayant étudié et daté l'église.
Chanoine Durengues Historien ayant étudié l'identité de sainte Raffine.

Origine et histoire de l'Église Sainte-Raffine de Gaujac

L'église Sainte-Raffine de Gaujac est une église rurale située à Gaujac, sur la commune de Frégimont, dans le Lot-et-Garonne. Elle se compose d'un chœur à abside semi-circulaire dont les voûtes ont disparu et d'une nef dépourvue d'ornements, aujourd'hui couverte par un plafond en planches. Deux chapiteaux romans subsistent dans le chœur. L'arc triomphal conserve deux colonnes surmontées de chapiteaux rudimentaires décorés de palmettes et de feuilles en volute, et l'on observe des arcatures dans le chœur. Une porte romane basse, encadrée de deux colonnettes et surmontée d'une archivolte ornée de billettes, ouvre sur la nef ; elle est protégée par un porche. À l'ouest, une tribune occupe la base du clocher, constitué par une légère surélévation des trois murs ; la partie basse du clocher est de plan quadrangulaire. Le chœur, autrefois voûté en cul-de-four, constitue la partie la plus ancienne de l'édifice et est probablement du XIIe siècle. Des traces de reprises montrent que la nef correspond à une seconde campagne de travaux, probablement du XIIIe siècle, et une réparation ultérieure paraît avoir englobé maladroitement l'ancien portail en anse de panier. Le clocher occidental semble appartenir au même ensemble de travaux, au moins pour sa partie basse. Georges Tholin estimait que « tout est rudimentaire dans le style, tout accuse l'enfance de l'art roman », et l'a attribuée aux Xe ou XIe siècles selon ses écrits. Pierre Dubourg-Noves juge le style « simplement mauvais » et propose une datation au XIIIe ou XIVe siècle. L'église a été inscrite au titre des monuments historiques en 1947. Le portail d'accès à l'enclos du cimetière date du XVIIIe siècle. Une croix de cimetière en fonte, de la seconde moitié du XIXe siècle, repose sur une colonne monolithe et sur un socle peut-être plus ancien. La sacristie s'est effondrée il y a environ soixante ans et des travaux de réparation, notamment de la toiture, ont été réalisés il y a une quinzaine d'années. La chaire à prêcher, classée comme objet en 1906, est datée dans la base Palissy du XVe ou XVIe siècle, tandis que certains auteurs l'attribuent à la période de construction du chœur. Le maître-autel, peut-être contemporain du chœur, a été écrasé en 1958 lors de l'éboulement d'un mur du chœur et remplacé par l'autel d'une autre église, Saint-Barthélemy. Deux autels, probablement placés au XIIe siècle contre le mur est de la nef, ont été classés comme objets en 1910. Le bénitier, placé dans l'axe de la nef, porte l'inscription de 1704. Les fonts baptismaux de la nef sont attribués probablement au XVe siècle. La patronne principale de l'église est Notre-Dame de septembre, c'est-à-dire la Nativité de la Vierge ; la patronne secondaire est sainte Raffine (ou Rafine), dont la fête serait le 17 juillet selon le chanoine Durengues. L'identité de sainte Raffine reste incertaine : aucun texte ne la précise et il a été suggéré qu'il pourrait s'agir d'une déformation de sainte Rufine, martyre à Séville avec sa sœur sainte Juste. Jadis, la source Sainte-Raffine, située à proximité, faisait l'objet d'un très ancien pèlerinage.

Liens externes