Frise chronologique
1742
Foudre sur le clocher
Foudre sur le clocher
1742 (≈ 1742)
Endommage l’ancienne église médiévale.
1779
Interdiction du culte
Interdiction du culte
1779 (≈ 1779)
Ordonnance épiscopale après fragilisation.
1786-1790
Début des travaux
Début des travaux
1786-1790 (≈ 1788)
Arrêt après effondrement de la tour.
1811-1815
Reconstruction achevée
Reconstruction achevée
1811-1815 (≈ 1813)
Dirigée par Dewarlez-Lepers, style néoclassique.
1864
Décor intérieur ajouté
Décor intérieur ajouté
1864 (≈ 1864)
Ornementation en plâtre par Maillard.
1903
Devise républicaine gravée
Devise républicaine gravée
1903 (≈ 1903)
« Liberté, Égalité, Fraternité » sur fronton.
6 mai 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 mai 1992 (≈ 1992)
Inscription officielle par arrêté.
3 janvier 2018
Tempête Eleanor
Tempête Eleanor
3 janvier 2018 (≈ 2018)
Effondrement partiel de la toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Rictrude (cad. C 1422) : inscription par arrêté du 6 mai 1992
Personnages clés
| Sainte Rictrude - Sainte patronne |
Fonda une abbaye au VIIe siècle. |
| Jacques-François-Joseph Lesaffre - Architecte initial |
Conçoit la façade et dirige les travaux (1786). |
| Benjamin Dewarlez-Lepers - Architecte reconstructeur |
Achève l’église en 1815 et dessine le mobilier. |
| Charles Maillard - Architecte décorateur |
Ajoute le décor intérieur en 1864. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Rictrude de Marchiennes, située dans le département du Nord (Hauts-de-France), remplace un édifice médiéval du XIVe ou XVe siècle, jugé trop exigu pour la population et endommagé après la foudre de 1742. Sa reconstruction est décidée en 1779, confiée à l’architecte lillois Jacques-François-Joseph Lesaffre. Les travaux débutent en 1786, mais s’interrompent brutalement en 1790 lorsque la tour s’effondre sur la nef, laissant la paroisse sans lieu de culte pendant 35 ans.
La reconstruction reprend en 1808 sous la direction de l’architecte Benjamin Dewarlez-Lepers, avec une façade en brique et pierre calcaire conçue par Lesaffre, inspirée du palladianisme italien. L’église est achevée en 1815, marquée par une sobriété néoclassique : volumes amples, abside circulaire rare, et éclairage latéral sans vitraux d’origine. Le mobilier, dessiné par Dewarlez, inclut des stalles encore visibles aujourd’hui.
Au XIXe siècle, l’intérieur est enrichi : en 1864, Charles Maillard ajoute un décor de plâtre aux voûtes et baies, contrastant avec l’austérité initiale. En 1903, la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » est gravée sur le fronton, reflétant les tensions entre Église et État. Le clocher, restauré en 1902 et 2001, subit un effondrement partiel lors de la tempête Eleanor en 2018.
Classée Monument Historique en 1992, l’église illustre l’évolution architecturale et sociale de Marchiennes, depuis sa fondation médiévale près d’une abbaye bénédictine jusqu’à son rôle actuel de patrimoine communal. Les matériaux locaux (grès, brique, calcaire d’Hordain) et les influences stylistiques (néoclassicisme, palladianisme) soulignent son ancrage régional.