Frise chronologique
1048
Donation à l'abbaye de Lérins
Donation à l'abbaye de Lérins
1048 (≈ 1048)
Rostaing d'Apt cède terres et églises.
XIIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef et abside voûtée construites.
1631
Protection de sainte Rosalie
Protection de sainte Rosalie
1631 (≈ 1631)
Dédiée après une épidémie de peste.
1722 et 1792
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs
1722 et 1792 (≈ 1792)
Ajout des nefs nord et sud.
1866
Rénovation et prolongation
Rénovation et prolongation
1866 (≈ 1866)
Nef prolongée, abside réaménagée.
15 septembre 1937
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 septembre 1937 (≈ 1937)
Inscrite à l'Inventaire supplémentaire.
1999-2004
Restauration complète
Restauration complète
1999-2004 (≈ 2002)
Travaux de préservation menés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 15 septembre 1937
Personnages clés
| Rostaing d'Apt - Seigneur de Tourrette |
Donateur des terres en 1048. |
| Jacob Holtzer - Fondeur de cloche |
Créa la cloche en 1866. |
| Pierre Sola - Évêque de Nice |
Consacre le nouvel autel en 1869. |
| Curé Doneudi - Curé de Tourrette-Levens |
Dirigea les travaux de 1792. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Rosalie, initialement appelée église Notre-Dame-de-l'Assomption, est un édifice religieux du XIIe siècle situé à Tourrette-Levens, dans les Alpes-Maritimes. Elle est considérée comme la plus ancienne église de la région et présente un style baroque. À l'origine, elle était placée sous le vocable de saint Sauveur ou de la Transfiguration, avant d'être dédiée à la Vierge Marie et à sainte Rosalie, patronne protectrice du village depuis 1631.
En 1048, Rostaing d'Apt, seigneur de Tourrette, cède une partie de ses terres et les églises locales à l'abbaye de Lérins. Au XIIe siècle, l'église est reconstruite avec une nef et une abside voûtée. Elle est agrandie aux XVIIIe siècle avec l'ajout de nefs latérales en 1722 et 1792, et son décor s'inspire du baroque italien, influencé par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, propriétaires des lieux.
En 1631, après une épidémie de peste, la paroisse se place sous la protection de sainte Rosalie de Palerme, et un autel lui est dédié à partir de 1658. En 1661, l'église prend le nom de Sainte-Marie-de-l'Assomption. En 1866, la nef est prolongée, l'abside réaménagée, et une sacristie est construite. La cloche « Anne Marie Rose », fondue en 1866, est rapatriée d'Algérie en 1974 après y avoir été installée dans une église transformée en mosquée.
L'édifice est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1937. Des restaurations majeures ont lieu entre 1999 et 2004, préservant son patrimoine architectural et historique.