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Église Sainte-Spérie de Saint-Céré dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Sainte-Spérie de Saint-Céré

    Place de l'Église
    46400 Saint-Céré
Propriété de la commune
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Église Sainte-Spérie de Saint-Céré
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 760
Martyre de sainte Spérie
Xe ou XIe siècle
Table d'autel sculptée
1584
Incendie huguenot
1692-1693
Restauration des voûtes
1756-1760
Construction du clocher-porche
23 avril 1979
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise et sa crypte de Sainte-Spérie (cad. AI 335) : inscription par arrêté du 23 avril 1979

Personnages clés

Sainte Spérie - Martyre et sainte patronne Fille du duc Sérénus, décapitée vers 760.
François Maynard - Poète académicien Inhumé en 1646 dans la chapelle.
Antoine Lafargue - Recteur de Loubressac Gisant mutilé dans la chapelle nord.
Louis-Victor Gesta - Maître-verrier toulousain Auteur des vitraux (début XXe).
Frères Pondisse - Architectes de Carennac Restauration des voûtes (1692-1693).

Origine et histoire

L'église Sainte-Spérie de Saint-Céré est un édifice catholique dont l'origine remonte à une chapelle construite au IXe siècle pour abriter la tombe de sainte Spérie, martyre locale décapitée vers 760. Selon la légende, Spérie, fille du duc Sérénus, aurait porté sa tête jusqu'à une source pour la laver après son exécution par Elidius, un seigneur qu'elle refusait d'épouser. Cette source, toujours présente dans la crypte, attira des pèlerins en nombre, justifiant la construction d'un lieu de vénération.

La crypte, accessible par une trappe dans l'église actuelle, conserve une table d'autel sculptée du Xe ou XIe siècle, représentant un personnage cueillant une grappe de vigne. Cette dalle, probablement liée à un donateur anonyme, et la source sacrée étaient visibles uniquement le 12 octobre, jour de la fête de sainte Spérie. Les reliques de la sainte auraient cependant été volées par les Anglais durant la guerre de Cent Ans, d'après l'abbé Paramelle. Aucune trace des constructions antérieures au XIIIe siècle ne subsiste hors de cette crypte.

L'édifice actuel, d'origine romane, a subi de multiples transformations. Après les destructions protestantes en 1584 (l'église fut incendiée lors de la prise de Saint-Céré par les huguenots), une restauration fut entreprise. Au XVIIe siècle, les voûtes de la nef et du chœur furent refaites par les frères Pondisse (1692-1693), et une chapelle funéraire fut ajoutée pour Raymond Lafargue, recteur de Loubressac. Le XVIIIe siècle vit l'édification du clocher-porche (1756-1760) avec des pierres des anciens remparts, ainsi que l'ajout d'une tribune (1743) et d'un portail ouest (1753).

Le mobilier intérieur témoigne de cette riche histoire : un retable polychrome de 1714 orné de statues de saints, un gisant mutilé du recteur Antoine Lafargue dans une chapelle Renaissance, et des tableaux des XIXe et XXe siècles, dont une Adoration des mages (1860) par Henriette Haillot. Les vitraux du début du XXe siècle, réalisés par l'atelier toulousain de Louis-Victor Gesta, illustrent la légende de sainte Spérie. L'église et sa crypte furent inscrites aux monuments historiques le 23 avril 1979.

Parmi les événements marquants, l'inhumation du poète François Maynard en 1646 dans la chapelle de la Vierge souligne le rôle culturel du lieu. Les modifications successives — chapiteaux du XIIIe siècle conservés sous la tribune, arc de la chapelle sud daté de 1733 — reflètent son évolution architecturale. La crypte, voûtée en berceau, abrite aussi une fontaine antique en demi-cercle, couronnée d'une margelle, et une niche reliquaire à voûte triangulaire, éléments rares de son héritage carolingien.

Liens externes