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Église Sainte-Thérèse de Guilherand-Granges en Ardèche

Église Sainte-Thérèse de Guilherand-Granges

    41 Avenue Georges Clemenceau
    07500 Guilherand-Granges

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1928
Projet de chapelle annexe
1931
Souscription publique
octobre 1935
Bénédiction de la chapelle
1953
Création d’une nouvelle paroisse
9 juin 1963
Consécration de l’église actuelle
1994
Fusion des paroisses locales
2003
Création de la paroisse Saint-Pierre
2017-2024
Agrandissement et campanile
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Étienne-Joseph Hurault - Évêque de Viviers (jusqu’en 1935) Initiateur de la chapelle en 1928.
Pierre-Marie Durieux - Évêque de Viviers (à partir de 1935) A béni la chapelle en 1935.
Paul Bouchardeau - Architecte Concepteur de l’église actuelle (1961-1963).
Émile Aebischer (Yoki) - Artiste verrier Auteur des vitraux (Atelier Benoit).
Philippe Kaeppelin - Sculpteur Créateur de la *Résurrection* (1993).
Père Prat - Curé (1903-1964) Hommage sur plaque commémorative.
P. L. Jallat - Curé en 1928 Chargé de construire la chapelle.
Alfred Couderc - Évêque de Viviers (années 1950) A créé la nouvelle paroisse en 1953.

Origine et histoire

L’église Sainte-Thérèse de Guilherand-Granges trouve son origine dans l’expansion démographique du quartier de Granges-lès-Valence au début du XXe siècle. En 1928, face à l’éloignement de l’église paroissiale Sainte-Eulalie, l’évêque de Viviers, Mgr Étienne-Joseph Hurault, ordonne la construction d’une chapelle annexe dédiée à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Un terrain est acquis, et une souscription lancée en 1931 via La Croix de l’Ardèche permet son édification. La chapelle provisoire est bénie en 1935 par Mgr Pierre-Marie Durieux, successeur de Mgr Hurault.

La croissance démographique (1 966 habitants en 1954, 4 433 en 1962) rend la chapelle insuffisante. Une nouvelle église, conçue par l’architecte Paul Bouchardeau, est construite en béton et consacrée le 9 juin 1963. Son plan basilical, ses vitraux créés par l’artiste suisse Yoki (Émile Aebischer), et ses éléments liturgiques (autel en pierre du Gard, ambon, tabernacle) en font un édifice marquant. L’architecture, aux murs non parallèles formant un éventail, dirige symboliquement le regard vers le chœur.

Entre 1991 et 2024, l’église évolue avec la fusion des paroisses locales et l’intégration dans l’Ensemble Inter-Paroissial de Crussol. En 1998, les deux paroisses de Guilherand-Granges fusionnent, puis en 2003, la paroisse Saint-Pierre de Crussol est créée. Des travaux récents (2017-2024) incluent l’agrandissement des salles, l’embellissement du parvis, et la construction prévue d’un campanile à l’est de l’entrée. Une sculpture de Philippe Kaeppelin, initialement rejetée en façade, y trouve sa place après restauration en 1993.

Le vocable de l’église rend hommage à sainte Thérèse de Lisieux, patronne du premier lieu de culte de Granges-lès-Valence. Une plaque commémorative en marbre, apposée dans le sas d’entrée, honore le Père Prat (1903-1964) et les bienfaiteurs ayant contribué à sa construction. Les vitraux, réalisés par l’Atelier Benoit de Nancy, représentent sainte Thérèse, la Vierge et saint Jean-Baptiste, tandis qu’un tableau anonyme du XXe siècle orne le chœur.

L’histoire de l’église reflète les transformations sociales et religieuses de Guilherand-Granges, passée de 470 habitants en 1831 à plus de 10 000 en 1991. Son rôle central dans la communauté s’affirme malgré la désignation de l’église de Saint-Péray comme église centre de l’E.I.P. en 1994. Aujourd’hui, elle accueille encore des célébrations majeures et incarne le patrimoine religieux contemporain de l’Ardèche.

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