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Église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus d'Élisabethville à Aubergenville dans les Yvelines

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise moderne

Église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus d'Élisabethville

    Place de Louvain
    78410 Aubergenville
Propriété de la commune

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1921
Début des travaux d'Élisabethville
18 septembre 1927
Pose de la première pierre
1er juillet 1928
Consécration de l'église
1930-1933
Réalisations des peintures murales
1965
Modifications post-Vatican II
27 mai 1977
Inscription aux Monuments Historiques
1983
Achat par la commune
1997
Désaffectation
2016
Rapport de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus d'Elisabethville ainsi que sa parcelle, en totalité, le tout situé place de Louvain, sur la parcelle n° 159, figurant au cadastre section AK, tel que coloré en rouge sur le plan annexé à l'arrêté. Le classement en totalité de l'édifice inclut notamment les éléments suivants : les deux bustes-reliquaires, Sainte Thérèse de Lisieux écoutant ses fidèles et Sainte Elisabeth de Hongrie, se trouvant à la jonction du vaisseau principal et du chœur, le Christ en croix, par Carlos Sarrabezolles, situé dans la nef, le baptistère, situé dans la chapelle des fonds baptismaux, les huit piédestaux, situés dans les collatéraux, les deux confessionnaux : classement par arrêté du 5 mai 2025

Personnages clés

Paul Tournon - Architecte Concepteur de l’église en béton.
Carlo Sarrabezolles - Sculpteur Auteur des sculptures en béton.
Raymond Subes - Ferronnier d’art Créateur de la grille du portail.
Marguerite Huré - Peintre-verrier Auteur des vitraux originaux.
Élisabeth Tournon-Branly - Peintre Fresques du baptistère.
Edmond Ramoisy - Commanditaire Président de *La Belgique prévoyante*.
Abbé Albert Mancel - Initiateur du projet Prêtre d’Aubergenville.

Origine et histoire

L'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus d'Élisabethville, située à Aubergenville (Yvelines), est un édifice religieux catholique construit entre 1927 et 1928. Elle fut l’une des premières églises en béton armé de France, entièrement sculptée dans ce matériau. Commandée par Edmond Ramoisy, président de La Belgique prévoyante, elle symbolise l’amitié franco-belge et est dédiée à sainte Thérèse de Lisieux. L’architecte Paul Tournon en conçut la structure, tandis que Carlo Sarrabezolles réalisa les sculptures en béton frais de la façade en seulement six semaines.

La construction fut financée par des fonds privés franco-belges, lancés par l’abbé Albert Mancel, qui soulignait qu'« une cité sans église est un corps sans âme ». La première pierre fut posée le 18 septembre 1927, et l’église fut consacrée le 1er juillet 1928 par l’évêque de Versailles. Entre 1930 et 1933, les peintures murales du chœur, du baptistère et de la chapelle des morts furent réalisées par madame Chanteaud-Chabas et Élisabeth Tournon-Branly, épouse de l’architecte.

L’église fut modifiée en 1965 après le concile Vatican II, perdant son autel et sa chaire en béton, tandis que la statue de sainte Thérèse fut déplacée. Désaffectée en 1997, elle devint un édifice culturel municipal. Classée monument historique en 1977, elle fut restaurée en 1986-1987, puis en 1998 pour ses 70 ans, avec l’ajout de vitraux de Bruno de Pirey. Aujourd’hui, son état nécessite une nouvelle restauration globale, incluant structure, sculptures, fresques et vitraux.

Architecturalement, l’église se distingue par sa nef unique de 20 mètres de haut, surmontée d’une flèche de 45 mètres, et ses façades largement vitrées, évoquant la Sainte-Chapelle. La façade occidentale, sculptée par Sarrabezolles, représente des figures religieuses et des symboles franco-belges, comme le cardinal Mercier ou sainte Jeanne d’Arc. À l’intérieur, les vitraux de Marguerite Huré, les fresques colorées du chœur et les sculptures en béton, dont un Christ crucifié, témoignent d’un mélange d’art contemporain et d’inspiration gothique.

L’édifice est aussi présent dans les arts : il figure sur un vitrail de la gare Paris-Saint-Lazare, réalisé par Charles Sarteur entre 1928 et 1930. Après sa désaffectation, l’église accueillit un orgue en 1999 et sert aujourd’hui de lieu culturel. Son histoire reflète les évolutions religieuses, artistiques et sociales du XXe siècle en Île-de-France.

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