Origine et histoire de l'Église Sainte-Thérèse
L'église Sainte-Thérèse de Tarbes, initialement nommée église des Carmes, trouve ses origines dans le couvent des Carmes fondé en 1280. L’édifice actuel conserve des éléments médiévaux, notamment le chevet polygonal et une fenêtre géminée en façade ouest, témoins des incendies et reconstructions successives. Après la Révolution, l’église fut transformée en magasin à fourrage, puis reconstruite en 1845 après l’effondrement de sa façade nord, devenant alors l’église paroissiale Sainte-Thérèse d’Avila.
L’architecture de l’église allie des vestiges du XVe siècle, comme le clocher octogonal orné de pinacles et la voûte en croisée d’ogives du chœur, à des ajouts du XIXe siècle. La sacristie, reconstruite en 1941 dans un style Art Déco, et les fresques du chœur, peintes par Dominique Larré en 1863 puis restaurées en 2012, illustrent cette dualité. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1946, incarne ainsi une synthèse entre héritage médiéval et modernité.
Le monastère des Carmes, fondé en 1282, donna naissance à une première église dont les parties conservées (baies du chevet, rose initiale) datent peut-être de 1482. Le clocher, typique du XVe siècle, passe d’un plan carré à un octogone, surmonté d’une flèche en briques. La nef, voûtée en berceau brisé, fut divisée en cinq travées, tandis que les hautes baies sud, initialement murées, furent remplacées par des fenêtres plus petites. Ces transformations reflètent les adaptations successives de l’édifice aux besoins liturgiques et urbains.
Au XIXe siècle, l’église fut embellie par des œuvres d’art, dont des tableaux de Raymond Lagarrigue (1847-1869) et des boiseries gothiques entourant le chœur. Les fresques de Dominique Larré, recouvertes en 1969, furent restaurées en 2012, révélant leur éclat originel. Ces éléments artistiques, combinés à l’architecture hybride, font de Sainte-Thérèse un témoignage remarquable de l’évolution du patrimoine religieux tarbais.