Frise chronologique
1573-1610
Construction initiale (hypothèse)
Construction initiale (hypothèse)
1573-1610 (≈ 1592)
Début possible des travaux selon Maurel.
1573-1610 (hypothèse)
Construction initiale
Construction initiale
1573-1610 (hypothèse) (≈ 1592)
Début possible selon Blandine Maurel
1648
Date alternative de construction
Date alternative de construction
1648 (≈ 1648)
Proposée par Claude Domeizel
1665
Ajout de la nef latérale
Ajout de la nef latérale
1665 (≈ 1665)
Chapelle funéraire des marquis de Valavoire
XIXe siècle
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
XIXe siècle (≈ 1865)
Aucun détail précis disponible
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| François Auguste de Valavoire - Dernier marquis de Valavoire |
Commanditaire de la nef latérale en 1665 |
| Camille Jullian - Historien (1899) |
Théorie sur l’origine du vocable Sainte-Victoire |
| Claude Domeizel - Chercheur local |
Propose la date de construction de 1648 |
| Blandine Maurel - Autrice (*Histoire de Volx*) |
Avance une construction entre 1573 et 1610 |
Origine et histoire
L’église Sainte-Victoire, édifiée à Volx (Alpes-de-Haute-Provence), est un monument de style roman dont la construction date du XVIIe siècle. Selon les sources, elle aurait été bâtie en 1648 sous le règne de Louis XIV, ou entre 1573 et 1610, avec une nef latérale ajoutée vers 1665. Elle remplace l’abbatiale Notre-Dame de Baulis comme église paroissiale, et son vocable pourrait provenir d’une déesse celtique locale, Andarta, christianisée sous le nom de Sainte-Victoire.
L’église se compose de deux nefs inégales : une nef centrale primitive avec chœur voûté en croisée d’ogives, et un bas-côté nord ajouté au XVIIe siècle, peut-être comme chapelle funéraire pour François Auguste de Valavoire, marquis de Volx. Son clocher, culminant à 22 mètres, et sa sacristie du XIXe siècle complètent l’édifice. La fête patronale annuelle célèbre Sainte Victoire, dont le culte pourrait découler d’une substitution à une divinité antique ou d’une corruption linguistique locale.
Les origines du nom « Sainte-Victoire » restent débattues : certaines sources l’associent à une déesse romaine de la Victoire, d’autres à la déesse celtique Andarta, vénérée sous ce nom romanisé puis christianisé. L’historien Camille Jullian (1899) soutient cette théorie, tandis que la Revue historique évoque une corruption du terme Santo-Ventùri. La nef latérale, financée par les marquis de Valavoire, aurait abrité leur tombeau, disparu pendant la Révolution.
Avec 24 mètres de long et 11,50 mètres de large, l’église allie éléments romans (voûtes en berceau brisé) et ajouts postérieurs comme le campanile. Sa fête patronale, ancrée dans la tradition locale, mêle légendes et histoire, reflétant la christianisation progressive de cultes païens. Les recherches de Claude Domeizel et Blandine Maurel illustrent les divergences sur sa datation exacte, entre 1573 et 1665.